Six raisons pour la Nati de viser les quarts

La Suisse a déjà atteint à trois reprises les quarts de finale de la Coupe du Monde de la FIFA™, mais la dernière remonte à l’édition 1954, sur ses terres. Quels arguments plaident en faveur d’un retour de la Nati à ce stade de la compétition en Russie en 2018 ? FIFA.com analyse la situation.

1 Un parcours historique en qualifications : La Suisse a certes dû en passer par les barrages avant de valider son billet pour la Russie (1:0 et 0:0 contre l’Irlande du Nord), mais ce dénouement ne doit pas faire oublier que la Nati a frôlé la perfection en préliminaires. Tout avait parfaitement commencé, avec une victoire 2:0 sur le Portugal. Dans la foulée, les Suisses ont enchaîné huit succès de rang, avant de s’incliner 2:0 sur la pelouse des champions d’Europe, et de céder la première place du groupe, à la différence de buts.

2 Une entrée en matière décisive : Le 17 juin à Rostov, les Confédérés feront leur entrée en lice contre le Brésil, quintuple champion du monde. Un rapide coup d’œil à l’histoire récente prouve cependant que les hommes de Vladimir Petkovic ne sont pas des adversaires faciles au premier tour. Non contents d’avoir pris le Portugal en défaut durant les qualifications, ils ont battu (1:0) l’Espagne, future lauréate de l’épreuve, en phase de groupes d’Afrique du Sud 2010 et tenu la France en échec (0:0) à Stuttgart, avant que les Bleus n’atteignent la finale d’Allemagne 2006.

3 Un changement de style réussi : Si la Suisse s'est régulièrement qualifiée pour de grandes compétitions internationales depuis deux décennies, elle le doit avant tout à son jeu compact et rigoureux. Dès son arrivée, Petkovic voulait donner à son équipe un visage plus offensif, en insistant davantage sur la possession du ballon. Les progrès réalisés depuis le début de son mandat sont indéniables. "L’équipe s’est considérablement renforcée. Désormais, nous sommes capables d’agir autant que de réagir", confirme le sélectionneur. "Cette sélection a de beaux jours devant elle", estime pour sa part l’ancien capitaine Ciriaco Sforza.

Le bilan de la Suisse en Coupe du Monde depuis 1954

  • Coupe du Monde 1958 : non qualifiée

  • Coupe du Monde 1962 : phase de groupes

  • Coupe du Monde 1966 : phase de groupes

  • Non qualifiée entre 1970 et 1990

  • Coupe du Monde 1994 : huitièmes de finale (0:3 contre l’Espagne)

  • Coupe du Monde 1998 : non qualifiée

  • Coupe du Monde 2002 : non qualifiée

  • Coupe du Monde 2006 : huitièmes de finale (défaite aux tirs au but contre l’Ukraine)

  • Coupe du Monde 2010 : phase de groupes

  • Coupe du Monde 2014 : huitièmes de finale (0:1 après prolongation contre l’Argentine)

4 Plus exigeante, plus confiante : Dans les années 90, une simple qualification suffisait au bonheur des Suisses. En 2018, la Nati disputera sa quatrième phase finale consécutive. Au Brésil, elle a donné du fil à retordre à l’Argentine, et le parcours dans les dernières qualifications incite à l’optimisme. "Nous ne sommes plus au même niveau qu’il y a cinq ou six ans. Tous nos internationaux évoluent dans de grands clubs européens, maintenant", note Granit Xhaka, le milieu de terrain d’Arsenal. Aujourd’hui huitième du Classement mondial FIFA/Coca-Cola, la Suisse a tutoyé les sommets en 2017 en montant jusqu’au quatrième rang. "Nous visons une place en quarts de finale. Ça représente la prochaine étape de notre évolution", annonce Petkovic. "C’est ce qu’espèrent nos supporters. Mes joueurs et moi-même, nous partageons leur ambition."

5 Des gardiens de qualité : Comme l’Allemagne, la Suisse est devenue un grand pays de gardiens. Les internationaux Yann Sommer (Mönchengladbach), Roman Bürki (Dortmund) et Marwin Hitz (Augsbourg) sont tous titulaires en Bundesliga. Sommer est actuellement le numéro 1 en sélection. Le portier des Poulains a su s’imposer en alignant régulièrement des performances de haut niveau.

6 Une intégration réussie : À la fin de l’année 2015, des rumeurs ont circulé au sujet de possibles tensions au sein du groupe. Réels ou imaginaires, ces problèmes appartiennent désormais au passé. Petkovic a su gérer la situation avec tact. "Depuis que le sélectionneur est en poste, l’équipe est plus soudée que jamais", assure le capitaine Stephan Lichtsteiner. "Le groupe est totalement uni", renchérit Xherdan Shaqiri. Aujourd’hui, tout le monde est d’accord : les internationaux suisses d’origine étrangère apportent un vrai plus à l’équipe nationale. L’ancien sélectionneur Ottmar Hitzfeld est du même avis : "Ils font tellement de bien. Ils possèdent une formidable volonté de vaincre qui se transmet à tout le groupe."