L'heure de l'or a sonné pour Eriksson

4 août 2021
  • Magdalena Eriksson a joué un rôle essentiel dans le parcours de la Suède.

  • La défaite concédée avec Chelsea en finale de la Ligue des champions lui sert de motivation.

  • La défenseuse évoque également l’influence de sa compagne Pernille Harder.

La défenseuse suédoise Magdalena Eriksson s’est présentée au Japon au lendemain d’une saison de toute beauté avec Chelsea, qui a conservé son titre dans le championnat anglais et atteint la finale de la Ligue des champions féminine de l’UEFA. Hélas pour les Blues et leur capitaine, le rêve de conquérir le sacre européen s’est vite transformé en cauchemar avec quatre buts encaissés face au FC Barcelone. Eriksson est donc bien placée pour savoir qu’aussi impressionnant qu’ait été son parcours jusqu’à la finale, la Suède pourrait rentrer du Japon avec des regrets si elle échoue sa quête de la médaille d’or. "Cette finale de Ligue des champions a été ma grande source de motivation tout au long de ce tournoi", reconnait-elle au micro de FIFA.com."J’ai utilisé la déception de ce match pour puiser encore plus loin dans mes ressources. Après une si belle saison, ça a été terrible de finir comme ça. Mais on apprend de ces expériences difficiles et disputer une autre grande finale aussi vite est une nouvelle occasion de réussir quelque chose de grand."

Magdalena Eriksson (16 Chelsea) dejected after her team s loss after the UEFA Womens Champions League FINAL 2021 between Chelsea FC and FC Barcelona.

Un vainqueur inédit

Seuls trois pays ont remporté le Tournoi Olympique de Football Féminin et ni la Suède, ni le Canada ne figure dans ce cercle très fermé. À eux seuls, les États-Unis sont montés sur la plus haute marche du podium lors de quatre des six éditions de la compétition. Battues en demi-finale par le Canada, les Stars and Stripes s’étaient déjà lourdement inclinées face à Eriksson et ses coéquipières en phase de groupes. "Les États-Unis restent une grande équipe, il ne faut pas tirer des conclusions hâtives d’une seule compétition. Mais ce sera plus difficile pour elles de se maintenir au sommet. Le football progresse à grande vitesse, en particulier en Europe", estime la défenseuse. "Certaines équipes qui n’étaient même pas qualifiées, comme la France ou l’Allemagne, aurait joué l’or si elles avaient été ici."

Loin des yeux, près du cœur Médaillées d’or à Rio 2016, les Allemandes doivent leur absence à Tokyo 2020 aux Suédoises, qui les avaient battues 2-1 en quart de finale de la Coupe du Monde Féminine de la FIFA 2019™. Au tour précédent, c’est le Canada qui était tombé face aux Blagult. C’est d’ailleurs après cette victoire qu’une photo d’Eriksson embrassant Pernille Harder avait fait le tour du monde. Depuis, la Suédoise et sa compagne danoise sont devenues des ambassadrices de la communauté LGBTQ+. "C’est mon seul regret ici : ne pas pouvoir partager ces moments fantastiques avec les gens que j’aime", confie Eriksson, à propos de l’absence du public et des familles des athlètes. "Mais qu’elle soit là avec moi ou pas, Pernille est toujours d’un grand soutien."

Magdalena Eriksson #6 of Team Sweden celebrates with Caroline Seger #17 and teammates after scoring their side's first goal during the Women's Quarter Final match between Sweden and Japan on day seven of the Tokyo 2020 Olympic Games at Saitama Stadium on July 30, 2021 in Saitama, Japan.

Arriver un peu plus loin "Ce qui est génial, c’est qu’elle sait exactement ce que je vis car elle est passée par là aussi : les attentes, la pression et toutes les autres choses qu’on doit gérer", précise Eriksson, à propos de Harder, internationale danoise. "C’est une personne qui m’apporte beaucoup de soutien. Si je suis allée aussi loin dans ma carrière, c’est en grande partie grâce à elle."

"Aussi loin", pour l’heure, c’est une finale du Tournoi Olympique, dont Eriksson n’envisage aucune autre issue que la victoire, après la déception de 2016 au même stade. Il faut dire que la Suède s’y présente avec des certitudes, étant la seule équipe de ces JO à avoir enregistré cinq victoires en autant de matches et à avoir négocié ses deux rencontres-couperets en 90 minutes.

"On ne se contente pas d’atteindre la finale cette fois", assure-t-elle. "On vise l’or et on n’a pas peur de l’annoncer. C’est notre état d’esprit depuis le début de la compétition et ça s’est vu", conclut-elle.