9 juillet 2006 : L'Italie au sommet

9 juil. 2021
  • Il y a 15 ans, l’Italie remportait la Coupe du Monde de la FIFA™

  • Buffon, Cannavaro, Gattuso, Pirlo et Totti étincelants

  • FIFA.com vous livre les anecdotes, les réactions et les stats autour de ce triomphe

Quatre ans plus tôt, l’Italie était éliminée sans gloire en huitièmes de finale de la Coupe du Monde de la FIFA™, suite à une défaite inattendue contre la République de Corée. En 2004, les Azzurri ont terminé derrière la Suède et le Danemark en phase de groupes de l’UEFA EURO.

Allemagne 2006 semble, quant à elle, promise à une sélection brésilienne emmenée par Ronaldinho, Kaka, Ronaldo et Adriano. Derrière, l’Argentine, l’Angleterre et le pays hôte se tiennent en embuscade.

Il y a 15 ans jour pour jour, les hommes de Marcello Lippi ont pourtant déjoué tous les pronostics pour s’adjuger une quatrième étoile. Il y a 15 ans jour pour jour, les hommes de Marcello Lippi ont pourtant déjoué tous les pronostics pour s’adjuger une quatrième étoile.

Un héros très discret

En 2004, Fabio Grosso porte encore les couleurs de Pérouse, en Serie B. Il ne fait évidemment pas partie des sept arrières gauches appelés par le sélectionneur au cours de l’année civile. Deux ans plus tard, il s’impose comme l’un des joueurs emblématiques de l’équipe de Marcello Lippi. C’est lui qui obtient le penalty de la victoire en huitième de finale, transformé par Francesco Totti. C’est encore lui qui décoche une frappe hors du commun pour donner l’avantage à son équipe, à la 119ème minute de la demi-finale. Son cri (Non ci credo ! – "Je ne le crois pas !") résonne encore aux oreilles des supporters italiens.

La finale se joue aux tirs au but et Grosso ne fait pas partie des tireurs désignés. Il s’imagine alors que le tournoi est fini pour lui, mais Lippi vient le trouver et lui annonce qu'il va tirer... en cinquième position. "J’étais sidéré", se souvient l’intéressé. "Pourquoi moi ?" Il faut dire que l'homme n’a rien d’un spécialiste : son dernier penalty remonte à cinq ans, en quatrième division. Pourtant, Grosso trompe Fabien Barthez et offre à l’Italie son quatrième titre mondial.

Un sacre inattendu


Depuis l’avènement des paris sportifs en 1970, l’Italie de 2006 est la plus grosse cote à avoir remporté la Coupe du Monde. La victoire des Azzurri était donnée à 10/1 en moyenne et même à 16/1 par certains établissements. Le Brésil était favori, devant l’Argentine, l’Allemagne, l’Angleterre et les Pays-Bas.

Passage chez le coiffeur

Barbier officiel de l’équipe d’Italie, Massimo Oddo s’est occupé des coiffures de ses coéquipiers pendant la compétition. Pour sa part, Mauro Camoranesi refuse obstinément que l’on touche à sa queue de cheval, mais il promet qu’en cas de victoire en finale, il passera sous les ciseaux. Après avoir soulevé le fameux trophée, les joueurs se rassemblent autour d'une chaise placée sur le point de penalty (celui-là même qui a servi durant les tirs au but) pour assister à l’opération.

"Bizarrement, je suis plus ému en revoyant ces images qu’à l’époque, sur le terrain. Encore aujourd’hui, à chaque fois que je vois Fabio tirer ce penalty, je me dis : ‘Pourvu qu’il ne le rate pas !’ Ce sont des moments qui changent le cours d'un match, d'une Coupe du Monde et d’une vie."

Fabio Cannavaro

Les stats

  • Francesco Totti est le meilleur passeur d’Allemagne 2006 (quatre passes décisives). Andrea Pirlo termine à la deuxième place, à égalité avec Luís Figo, Juan Román Riquelme et Bastian Schweinsteiger.

  • Gennaro Gattuso a réussi 47 tacles pendant le tournoi, soit 11 de plus que ses dauphins, Éric Abidal et Patrick Vieira.

  • Gianluigi Buffon n’a été battu qu’à deux reprises en Allemagne, ce qui lui vaut d’afficher la meilleure défense de l’histoire de la compétition avec la France de 1998 et l’Espagne de 2010.

  • Dix joueurs italiens ont trouvé le chemin des filets en 2006, un record de diversité qu’ils partagent avec les Français de 1982. Pirlo, Iaquinta, Gilardino, Materazzi, Inzaghi, Totti, Zambrotta, Toni, Grosso et Del Piero se sont partagé les 12 réalisations de la Squadra Azzurra.  Toni et Materrazzi ont inscrit deux buts chacun. Une seule équipe championne du monde ne comptait dans ses rangs aucun joueur à quatre buts ou plus, la France de 1998 (Thierry Henry affichait deux unités au compteur).

Une médaille, un cercueil et une brosse à dents

Très apprécié des joueurs, Pietro Lombardi s’occupait des maillots de l’équipe d’Italie en 2006. À 82 ans, il ne comptait pas ses heures et restait souvent tard le soir, pour nettoyer les chaussures. Son travail était à ce point méticuleux que les joueurs l’avaient surnommé Spazzolino ("Brosse à dents"). Il s'était également porté au secours d'une journaliste copieusement arrosée de champagne par des joueurs euphoriques. Venu assister à ses funérailles en 2016, Daniele De Rossi a laissé sa médaille de champion du monde dans son cercueil, en hommage.