Séminaire pour les arbitres et arbitres assistantes vidéo à Doha

29 oct. 2021
  • La FIFA a rassemblé des candidates de quatre confédérations pour un séminaire de cinq jours au Qatar.

  • Pandémie de COVID-19 oblige, il s’agissait du premier rassemblement de ce type depuis près de deux ans.

  • Le séminaire a permis de détecter et former des arbitres en vue de la prochaine Coupe du Monde Féminine de la FIFA™

Alors que les préparatifs en vue de la Coupe du Monde Féminine de la FIFA, Australie & Nouvelle-Zélande 2023™ se poursuivent, le premier séminaire d’arbitrage organisé en présentiel depuis 20 mois s’est tenu au Qatar, après près de deux ans d’annulations et de perturbations en raison de la pandémie de COVID-19. Au total, 20 candidates pour l’arbitrage et cinq pour des postes d’arbitres vidéo se sont retrouvées à Doha pour ce séminaire de cinq jours qui mêlait évaluations théoriques et pratiques. Ce groupe était majoritairement constitué de membres prenant part à leur tout premier séminaire d’arbitrage de la FIFA, et il comptait des participantes issues de l’AFC, de la CAF, de la CONCACAF et de l’UEFA. Pour le département de l’Arbitrage, il s’agissait de la première possibilité d’évaluer les nouvelles candidates pour la compétition qui se déroulera en Australie et en Nouvelle-Zélande du 20 juillet au 20 août 2023. Les participantes ont été mises à l’épreuve tous les jours dans la salle de classe et sur le terrain, grâce à la collaboration de 40 joueuses détachées par la Fédération qatarienne de football. Cette configuration leur a permis de reproduire des situations de matches en vue de la prochaine Coupe du Monde Féminine de la FIFA.

FIFA Women’s Elite Referees Seminar (AFC, CAF, CONCACAF and OFC).

Même si beaucoup de travail a été accompli à distance pendant la pandémie, le président de la Commission des Arbitres de la FIFA, Pierluigi Collina, estime que les séminaires dans cette configuration restent fondamentaux car en matière de formation et de préparation, rien ne remplace le terrain. "C’est essentiel. Que ce soit pour les joueurs et joueuses ou pour les arbitres, la préparation est la seule recette du succès dans une compétition", assure-t-il. "Nous devons veiller à proposer ce qui se fait de mieux sur chaque match et le seul moyen d’y parvenir consiste à travailler en étroite collaboration avec elles jusqu’au début de la compétition." "Nous avons tous été confrontés au défi de la pandémie. Il était impossible de travailler en personne avec les arbitres comme nous aurions aimé le faire car le risque de créer un foyer était trop élevé. Nous avons été contraints de suspendre toutes nos activités et malheureusement, plusieurs compétitions ont été annulées. Ces compétitions auraient été très importantes car elles nous auraient permis de travailler avec nos arbitres candidats pour les deux Coupes du Monde." "Il a fallu s’adapter. Nous avons dû faire avec et nous avons essayé de réaliser un maximum de choses à distance. Mais aujourd’hui, nous nous réjouissons vraiment de nous retrouver en personne et de pouvoir travailler non seulement en salle de cours mais aussi sur le terrain." Le séminaire était dirigé par Kari Seitz, chef du département de l’Arbitrage féminin de la FIFA et seule membre de la confrérie des arbitres à avoir officié lors de quatre Coupes du Monde Féminines de la FIFA. Chaque journée débutait en salle de classe, où les participants devaient participer à différents exercices et évaluations basés sur des analyses de séquences vidéo. Chaque séance commençait par un éclairage sur un domaine bien précis de l’arbitrage, par exemple les fautes tactiques, les interventions illicites et les fautes de main. Dans le cadre de cycles normaux, ces séminaires de lancement se tiennent généralement à trois ans de la compétition, mais la fenêtre de préparation a dû être réduite à 18 mois en raison de la pandémie. Consciente que cette contrainte a ajouté à la difficulté de la tâche, Kari Seitz estime malgré tout qu’elle et son équipe sont parfaitement capables de relever le défi. "Nous avons perdu beaucoup de temps. C’est une chance que des arbitres aient pu diriger des matches dans certaines parties du monde. Cependant, les rassemblements comme celui-ci seront plus importants que tout, maintenant que nous sommes en mesure de les organiser. Nous avons la possibilité de les voir en personne et d’évaluer leur niveau du moment. Tout cela ne peut pas se faire à distance." Bien que l’assistance vidéo à l’arbitrage ait été utilisée pour la première fois à la Coupe du Monde Féminine de la FIFA, France 2019™, la pandémie et le retard de certains championnats nationaux féminins dans l’adoption de cette technologie a entraîné une pénurie d’arbitres assistantes vidéo et d’adjointes aux arbitres assistantes vidéo. Neuf des 20 candidates n’avaient pas d’expérience en matière d’arbitrage vidéo en arrivant au séminaire de Doha.

FIFA Women’s Elite Referees Seminar (AFC, CAF, CONCACAF and OFC).

Pour combler ces lacunes, Seitz et son équipe ont recréé les conditions des matches de haut niveau pour l’assistance vidéo à l’arbitrage sur le site de formation, où 12 caméras dédiées ont été installées. Cependant, même s’il est précieux de fournir aux candidates ce qui se fait de mieux en matière d’installations et de technologies, Seitz insiste sur le fait que rien ne saurait remplacer l’expérience du terrain. La FIFA continue d’encourager ses associations membres à enrichir leur réservoir d’officielles féminines formées à l’assistance vidéo à l’arbitrage. "L’assistance vidéo à l’arbitrage sera utilisée en 2023. Nous espérons vraiment former les femmes à cette technologie et nous mettons tout en œuvre pour y parvenir", explique-t-elle. "Cette idée bouscule beaucoup de choses car à ce jour, un seul championnat de football féminin a recours à l’assistance vidéo à l’arbitrage, ce qui ne représente que quelques matches. Même si nos arbitres féminines sont amenées à davantage intervenir dans le football masculin, ce qui est une excellente chose, elles sont très rares à participer à des projets d’assistance vidéo à l’arbitrage. La FIFA prend cela très au sérieux et elle encourage les associations membres à enrichir ce réservoir." Après ce séminaire couronné de succès, Collina et Seitz ont clôturé la semaine en insistant sur le temps et les investissements consacrés au secteur de l’arbitrage féminin, qui sont tout aussi impressionnants que ceux destinés aux joueuses dans toutes les facettes du développement du football féminin. Le programme, la fréquence, les méthodes et les installations des séminaires sont identiques à ceux prévus pour les compétitions masculines, ce qui confirme que le département est animé par une vision partagée. "La FIFA accomplit de grandes choses dans la promotion du football féminin dans son ensemble", poursuit Collina. "L’attention apportée à ce domaine est énorme. L’arbitrage fait partie intégrante du football donc nous mettons également tout en œuvre pour améliorer sa qualité lors des compétitions féminines. À terme, l’idée est de ne plus faire la différence entre arbitrage féminin et arbitre masculin. Il sera question d’arbitrage tout court, sans cette distinction. Si quelqu’un a le niveau pour officier lors d’une compétition, le fait de savoir si c’est un homme ou une femme ne devrait même pas entrer en ligne de compte."

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En sa qualité d’hôte de l’événement, Hani Ballan, vice-président de la Commission des Arbitres de la FIFA, vice-président de la commission des arbitres de l’AFC, président de la commission des arbitres du Qatar et directeur général de la Qatar Stars League, a ajouté : "C’est un privilège d’accueillir ce genre d’événements. Nous avons commencé à organiser des événements de la FIFA il y a quelques années. Je tiens à la remercier pour la confiance qu’elle nous accorde pour ces importants rassemblements. En 2019, l’académie Aspire a eu le privilège d’accueillir les 27 arbitres et 48 arbitres assistantes retenues pour la Coupe du Monde Féminine de la FIFA, qui ont officié lors de l’Al Kass U-17 International Cup. Cette compétition a joué un rôle essentiel dans leur préparation à l’assistance vidéo à l'arbitrage en vue de la phase finale. "Nous nous félicitons de la poursuite de cette collaboration avec la FIFA et avons hâte d’accueillir de nombreux autres séminaires à l’avenir."