Rambo veut plus de compétitivité pour avoir plus d'opportunités

24 oct. 2021
  • Pour le directeur du football féminin de Hongkong, une meilleure compétitivité au plus haut niveau servirait tout le monde

  • Le Brésilien estime qu’il faut accélérer le développement de la discipline

  • La collaboration sera la clé du processus de consultation mené par Jill Ellis

Ricardo Rambo pense que les propositions étudiées par les membres du groupe consultatif technique pourraient améliorer la compétitivité du football féminin partout dans le monde, mais aussi augmenter la participation des joueuses, des femmes entraîneurs, des arbitres et des administratrices. Ricardo Rambo fait partie des personnalités impliquées dans la procédure de consultation actuellement menée par la double championne du monde Jill Ellis. Cette initiative fait écho à un autre processus pour améliorer divers aspects du football masculin, sous la houlette du directeur du Développement du football mondial de la FIFA, Arsène Wenger. Les deux techniciens écoutent d'une oreille attentive les suggestions des uns et des autres sur différents thèmes : amélioration de l’équilibre compétitif, augmentation des occasions de jouer et intensification de la participation globale. Fort de 15 années d’expérience (dont quatre à la tête de l’équipe de Hongkong féminine), Rambo semble convaincu que la révision du calendrier international représente une occasion en or de capitaliser sur l’une des périodes les plus fastes de l’histoire du développement du football féminin. Le sélectionneur a donc tenu à féliciter la FIFA pour cette initiative d’envergure. Selon lui, il convient avant tout d’aider la discipline à poursuivre sa progression. L’optimisation du calendrier international des matches constitue un excellent levier, à condition de trouver une formule qui bénéficie à tous les échelons de la pyramide.

"Il est important de se faire entendre, de mettre les sujets sur la table et d’aider les membres du groupe à mieux appréhender certaines questions. Il faut également garder à l’esprit que chaque pays a sa propre culture. La FIFA peut nous apporter un vrai plus dans cette optique, en favorisant une meilleure compréhension", estime-t-il. "Nous contribuons à ouvrir de nouveaux horizons pour les filles et le football féminin. Nous leur donnons la possibilité de rêver, de faire carrière et de progresser dans le métier de leur choix. C’est notre rôle". "Tout indique que ce projet va nous permettre d’atteindre nos objectifs en leur offrant plus d’opportunités et en leur proposant plus de compétition en match. C’est un aspect essentiel de leur développement", insiste-t-il. Dans le cadre d’une procédure de consultation la plus large possible, la FIFA dialogue parallèlement avec d’autres acteurs du football féminin comme les associations membres, les confédérations, les clubs, les championnats et les équipes. Le Brésilien estime que les équipes d’Asie et d’Amérique du Sud doivent être plus actives. À l'en croire, elles auraient tout à gagner à évoluer dans un cadre compétitif plus exigeant. Toutefois, Rambo insiste sur l’importance d’une coopération internationale pour mener à bien ce processus de réformes. "Chacun peut apporter sa contribution en participant aux échanges, en proposant des idées, en s’impliquant dans le programme ou en lançant de nouvelles initiatives pour l’avenir de la discipline. C’est de cette façon qu'il faut travailler : ensemble, en bonne intelligence, en engageant les changements nécessaires mais sans perdre de vue l’objectif commun, à savoir améliorer le football jour après jour." Dans le cadre de ce processus, Jill Ellis mène également des réflexions sur plusieurs autres sujets comme la création d'une période de repos obligatoire pour les joueuses, les déplacements jugés trop nombreux et les interruptions dans les championnats nationaux.