Matos a tous les outils pour être champion du monde

2 oct. 2021
  • Joao Matos a joué un rôle-clé dans la qualification du Portugal pour la finale

  • Il juge les qualité de son futur adversaire : l'Argentine

  • "C'est une opportunité unique pour nous", assure-t-il.

Contre le Kazakhstan, Joao Matos a disputé sa troisième prolongation en six jours. Après être passé par toutes les émotions, il a terminé la partie dans l’euphorie. Le Portugal a en effet écrit son histoire en accédant pour la première fois à la finale de la Coupe du Monde de Futsal de la FIFA™. Héros de la finale de la Ligue des champions de futsal de l’UEFA contre le FC Barcelone en mai dernier, le défenseur du Sporting partage avec FIFA.com ses impressions à la veille de la finale. .

Comment avez-vous vécu ce match contre le Kazakhstan ? C’était une demi-finale très éprouvante. Je m’investis beaucoup dans mes matches. Je fais tout mon possible pour aider l’équipe quand je suis sur le terrain... et même quand je n’y suis pas. Quand nous avons marqué à 46 secondes de la fin, je suis un peu sorti de mes gonds. J’ai beaucoup repensé à Colombie 2016 pendant la séance de tirs au but. Il y a cinq ans, j’avais raté un penalty qui nous a privés d’une médaille. Grâce à cette victoire aux tirs au but, nous sommes assurés de finir sur le podium. Mais c’était très intense. Au coup de sifflet final, je me suis senti vidé, physiquement et mentalement. Que ressent-on en se qualifiant pour une finale de Coupe du Monde ? Nous avons tous travaillé tellement dur pour en arriver là, les joueurs comme les entraîneurs. Nous avons déjà commencé à récolter les fruits de nos efforts en gagnant l’EURO et maintenant, nous sommes en finale de la Coupe du Monde. Le niveau est encore plus élevé ici. On voit d’ailleurs que les matches sont très difficiles. Nous avons disputé trois prolongations. À chaque fois, nous l’avons emporté en faisant preuve de courage, de talent et de rigueur sur le plan tactique. Maintenant, nous avons la possibilité d’entrer dans l’histoire. Nous sommes prêts à donner nos vies pour que le Portugal devienne champion du monde.

Avez-vous souvent rêvé de soulever ce trophée ? VJ’ai gagné tous les titres possibles et imaginables, à l’exception de la Coupe du Monde. Je ne suis pas le seul Portugais dans ce cas. Un tel titre représente le point culminant d'une carrière. C’est l’occasion d’entrer pour toujours dans l’histoire, en aidant son pays à devenir champion du monde. Ce serait certainement le plus beau moment de ma carrière. Je suis sûr que tous mes coéquipiers diraient la même chose. Quel regard portez-vous sur les performances de Pany en Lituanie ? Dans mon esprit, il fait partie des meilleurs joueurs au monde. Il sait tout faire. Il est talentueux, il est redoutable physiquement et il travaille dur. Il ne se rend même pas compte de l’étendue de son potentiel. Il a souvent été décisif depuis le début du tournoi. À chaque fois que nous sommes dos au mur, il trouve un moyen de nous tirer d’affaire. Je ne serais pas surpris qu’il gagne le Ballon d’or. Il le mérite.

Comment jugez-vous l'Argentine, votre adversaire en finale ? C’est une équipe très compétitive. À ce niveau-là, elle est sans égal. Les Argentins seront très difficiles à battre. Ils ne passent jamais à côté de leur match. C’est la raison pour laquelle ils enchaînent les succès depuis quelques années. Ils ne sont pas champions du monde pour rien. Ils sont très bien organisés. Ils commettent moins d’erreurs que les autres. Ils ont de bons joueur, mais leur collectif et leur mental sont leurs meilleurs atouts. Mais nous sommes champions d’Europe et nous n’avons pas à avoir peur de quiconque. Nous avons une confiance totale dans nos entraîneurs et dans leur stratégie. Nous croyons en nous-mêmes. Nous sommes concentrés sur l’objectif. C’est une occasion unique. Mais je peux dire ceci : les Argentins vont devoir sortir un match exceptionnel s’ils veulent gagner car nous, nous allons donner nos vies pour offrir ce titre au Portugal.