Rapinoe garde la motivation malgré la frustration

2 août 2021
  • Les espoirs de médaille d’or des Américaines ont été anéantis par les Canadiennes.

  • Les Stars and Stripes affrontent l’Australie pour le bronze.

  • "Une médaille reste une médaille", annonce Megan Rapinoe.

Les États-Unis étaient venus au Japon avec l’intention de reconquérir l’or mais leur quête s’est achevée sur une note amère, avec une défaite contre le Canada. La pilule a été difficile à avaler pour des Stars and Stripes habituées à tout gagner, d’autant plus qu’elles n’avaient plus perdu face à leurs voisines nord-américaines depuis 20 ans. Longtemps souveraines sur le Tournoi Olympique de Football Féminin, les quadruples médaillées d’or, qui ne s’étaient jamais inclinées dans le temps réglementaire d’un match à élimination directe, entendaient décrocher un titre qu’elles avaient perdu en 2016. Mais un penalty de Jessie Fleming à la 75ème minute a suffi pour propulser le Canada vers le premier Match pour la Médaille d’Or de son histoire.

Pour les Américaines, le défi consiste désormais à se remobiliser en vue du Match pour la Médaille de Bronze, dans 72 heures à peine. Mais comment s’y prendre quand on est abonné aux finales et à la première place du classement mondial depuis plusieurs années ? "C’est difficile et facile à la fois", explique Megan Rapinoe au micro de FIFA.com. "On ne perd pas souvent donc en général, on rebondit plutôt bien. Bien entendu, on visait l’or, mais une médaille, quelle qu’elle soit, reste une médaille. Il ne faut pas perdre ça de vue." "Et puis il faut tenir compte de l’année que nous avons tous traversée et des efforts que l’on a dû consentir ne serait-ce que pour intégrer l’équipe nationale. On a encore énormément de choses à jouer. C’est une question de fierté et on veut terminer sur une bonne note", poursuit-elle. "Ce serait une superbe réussite pour cette équipe de revenir avec une médaille de bronze. Notre standard, c’est la perfection et on n’a jamais atteint ce niveau au Japon. On venait pour la médaille d’or mais on encore énormément de choses à jouer."

KASHIMA, JAPAN - AUGUST 02: Becky Sauerbrunn #4 of Team United States looks dejected following defeat in the Women's Semi-Final match between USA and Canada on day ten of the Tokyo Olympic Games at Kashima Stadium on August 02, 2021 in Kashima, Ibaraki, Japan. (Photo by Alex Livesey - FIFA/FIFA via Getty Images)

La "petite finale" contre l’Australie ne sera certainement pas une formalité pour les États-Unis, qui traversent un étonnant passage à vide au regard de leurs standards élevés. À Tokyo 2020, les Stars and Stripes n’ont enregistré qu’une seule victoire en cinq sorties. Les Américaines ont mal entamé leur campagne en s’inclinant 3-0 face aux Suédoises, avant de se remettre d’aplomb face à la Nouvelle-Zélande.

Elles ont ensuite dû se contenter d’un terne nul 0-0 face à l’Australie. En quart de finale, elles ont dû en passer par les tirs au but pour se défaire des Pays-Bas au terme d’une rencontre haletante. "Il y a des tas que choses que l’on aurait pu mieux faire et c’est ça le plus frustrant", admet Rapinoe. "C’est frustrant et c’est triste car l’occasion ne se présente pas tous les ans. C’est dur à avaler…" "On doit être plus performantes, un point c’est tout. On ne cherche pas les joueuses démarquées, on se complique la vie", analyse-t-elle, sachant que les États-Unis ne sont pas parvenus à trouver le chemin des filets lors de trois matches à Tokyo 2020. À titre de comparaison, ils n’étaient restés muets que lors de deux matches sur les six compétitions précédentes. "Dans le football, il faut toujours une dose de joie et lorsqu’il est pratiqué au meilleur niveau", estime Rapinoe. "J’ai l’impression que l’on n’a pas réussi à trouver ça. Tout a été assez compliqué. J’espère que l’on va trouver la formule pour notre dernier match. Il y a une médaille en jeu donc la source de motivation est toute trouvée", conclut-elle.