Rafaelle : "Mon rôle, c'est d'éviter au Brésil d'encaisser des buts"

28 juil. 2021
  • Rafaelle réalise un excellent tournoi à Tokyo 2020

  • Elle espère offrir au Brésil son premier titre majeur

  • Elle évoque avec FIFA.com Pia Sundhage, Marta, Debinha et le quart de finale fac au Canada

L'argent, le Brésil y a déjà goûté et ne s'en satisfait plus. Emmenée par Pia Sundhage, qui a conduit les États-Unis à deux médailles d'or consécutives, la Seleçao espère, cette fois, monter sur la plus haute marche du podium dans le Tournoi Olympique de Football Féminin, Tokyo 2020. Dans un entretien avec FIFA.com, l'arrière centrale Rafaelle évoque ses performances, la sélectionneuse suédoise, Marta et Debinha, le quart de finale à venir contre le Canada et Rayssa Leal, la jeune olympienne de 13 ans. .

Rafaelle, une grave blessure vous a privée de la Coupe du Monde Féminine de la FIFA, France 2019™. Tokyo 2020 représente-t-il une revanche ? En effet, c'est pourquoi je suis si heureuse de participer au Tournoi Olympique. Mais à l'époque, j'ai vécu une période très difficile. J'étais titulaire, prête à partir pour la France, et mon rêve s'est brisé. J'ai cependant été ravie de voir à quel point la Coupe du Monde avait accru la visibilité du football féminin et favorisé son essor au Brésil. Comment jugez-vous la phase de groupes du Brésil ? Nous avons fait un bon parcours. Nous avons enregistré deux victoires et un nul contre l'une des meilleures sélections du monde. Nous n'avons concédé que trois buts, soit un en moyenne par match, ce qui est bien dans un tournoi comme celui-ci. Notre équipe a montré qu'elle était non seulement très technique et efficace, mais aussi solide tactiquement à l'arrière et difficile à prendre à revers. Pia nous a fait beaucoup progresser dans ce compartiment. La défense commence par l'attaque. Le Brésil s'est vraiment amélioré à cet égard. Vous avez reçu de nombreux éloges. Comment jugez-vous vos propres prestations ? Je suis très satisfaite. Barbara et moi sommes les seules à avoir joué 90 minutes dans les trois matches. Jouir de la confiance de Pia et de l'encadrement technique me donne beaucoup d'assurance. C'est fantastique d'avoir le soutien des supporters brésiliens et de ma famille, qui veut à tout prix me voir marquer. J'essaie ! Mais le plus important, c'est d'éviter au Brésil d'encaisser des buts. C'est mon rôle.

Comment jugez-vous les performances de Marta ? Elle crée des occasions, elle marque, elle aide en défense. Sa condition physique est impressionnante. Sa simple présence sur le terrain nous stimule. Le Brésil inspire beaucoup de respect grâce à elle. Elle tient une place fondamentale dans l'équipe. Et celles de Debinha ? Elle est très rapide, technique et tactique. Elle aussi donne un coup de main en défense. Elle fait des étincelles aux États-Unis. C'est l'une des dix meilleures joueuses du monde. Debinha et Marta sont des atouts cruciaux pour le Brésil.

La sélection olympique actuelle diffère-t-elle de ses prédécesseurs ? Le Brésil possède de nombreuses joueuses de talent depuis des années, mais à présent nous avons Pia qui nous a apporté une bien meilleure organisation. C'est peut-être ce qui nous mènera à la médaille d'or. Quel est votre avis sur le Canada, votre adversaire en quart de finale ? C'est une excellente équipe. Nous l'avons affrontée à plusieurs reprises ces dernières années. Ce sont toujours des matches difficiles. Nous en avons gagné certains, perdu d'autres, et parfois terminé dos à dos. Ce sera compliqué, mais c'est un adversaire que nous connaissons bien et nous serons prêtes. Faudra-t-il surveiller particulièrement Christine Sinclair ? Elle incarne le football féminin au Canada, comme Marta au Brésil. C'est une joueuse exceptionnelle, remarquable dans les airs et très présente dans la surface. Il faut toujours la marquer de près, parce qu'elle est capable de faire basculer un résultat.

Que vous inspire la performance de Rayssa Leal qui, à 13 ans, a remporté la médaille d'argent en skate à Tokyo 2020 ? C'est une source d'inspiration, non seulement parce qu'elle est une femme, ou plutôt une fille, mais parce qu'elle représente un sport qu'il faut développer dans notre pays, comme le football féminin. Venir du Brésil et accrocher une médaille est extraordinaire. Nous sommes toutes très fières de son exploit. À 13 ans, elle est devenue un modèle pour toute l'équipe nationale brésilienne. Le Brésil peut-il faire encore mieux et remporter l'or au Tournoi de Football Féminin ? Je préfère avancer pas à pas. Nous sommes concentrées sur le Canada. Si nous gagnons, nous nous tournerons vers la demi-finale. C'est une compétition très difficile, mais nous croyons en nous et les choses se déroulent comme prévu. Nous espérons vraiment décrocher enfin la médaille d'or.