Le Canada ne baisse pas les bras

À peine le coup de sifflet final de la rencontre entre l’Espagne et le Canada comptant pour la première journée du Groupe B de la Coupe du Monde Féminine U-20 de la FIFA, Papouasie-Nouvelle-Guinée 2016 avait-il retenti que les joueuses et les entraîneurs canadiens ont formé un cercle pour permettre au sélectionneur Danny Worthington de remobiliser ses troupes.

La défaite écrasante (5:0) concédée d'entrée aux Espagnoles aurait pu sérieusement affecter les Canadiennes, mais Worthington a su trouver les mots pour réconforter ses joueuses, qui débuteront le prochain match contre le Nigeria la tête haute.

La confiance affichée par Bianca St Georges durant l'entretien accordé à FIFA.com après cette cuisante défaite témoigne de l’efficacité du discours du sélectionneur : "Nous nous cherchons une identité et l'une des composantes de cette identité est la proximité et la communication. Après le match, nous étions déçues", admet-elle. "Ce n'est jamais évident de subir une telle défaite. Mais nous nous sommes rassemblées pour en tirer les leçons."

La prochaine sortie face au Nigeria au Bava Park de Port Moresby sera décisive pour les deux équipes : les Africaines ont, elles aussi, entamé leur parcours par une lourde défaite (6:0), face au Japon. St Georges, qui a disputé la Coupe du Monde Féminine U-17 de la FIFA, Costa Rica 2014, est bien placée pour évaluer l’importance de cette rencontre. "Nous avons une stratégie pour chaque match", explique la joueuse de l’université de West Virginia. "Le Nigeria est une équipe complètement différente de l’Espagne et nous devons adopter une autre approche, même si ce match ne sera pas plus difficile que le premier. Nous avons beaucoup appris face à l’Espagne et nous allons aborder ce nouveau rendez-vous avec un état d'esprit différent".

Un autre défi Alors que Bianca finit son entretien, le sélectionneur canadien apparaît pour corroborer les propos de sa capitaine au micro de FIFA.com. "Comme elle l’a dit, ce résultat ne nous correspond pas. Le rassemblement d’après-match visait à tirer les leçons de la défaite et à se concentrer sur notre match contre le Nigeria", confirme-t-il. "Il faut être prêts et tirer les enseignements de nos erreurs. Nous serons mieux organisés et nous allons montrer autre chose."

La mission de Worthington et de ses joueuses s'annonce compliquée, mais le sélectionneur ne limite pas sa réflexion au seul match contre le Nigeria. Il considère que la participation du Canada à Papouasie-Nouvelle-Guinée 2016 doit former une génération de joueuses capables d’évoluer au plus haut niveau dans le futur. "Quatre titulaires contre l'Espagne avaient participé à Jordanie 2016. Nous voulons aller le plus loin possible, mais le plus important est d'accompagner ces jeunes joueuses, qui pourront évoluer en équipe A à partir de 2020", annonce le technicien, qui espère tout de même avoir des raisons de se réjouir à plus court terme.