Une préparation en cinq leçons 

  • ​Les 32 équipes qualifiées pour Russie 2018 étaient en action cette semaine

  • Des résultats inattendus pourraient conduire les sélectionneurs à revoir leurs effectifs

  • Cinq choses à savoir sur les 42 matches disputés

Avec les dernières apparitions des 32 équipes qualifiées avant les listes pour la Coupe du Monde de la FIFA™, les sélectionneurs ont appelé des joueurs inexpérimentés, ajusté leurs tactiques et observé leurs équipes, certains pour la dernière fois avant de dévoiler leur liste des 23.

FIFA.com a surveillé de près tout ce qui s'est passé dans le monde et revient en cinq points sur ce qu'il faut retenir des matches amicaux de mars.

1 Des doutes pour certains habitués Le résultat le plus marquant de cette semaine est certainement la lourde défaite 6:1 de l'Argentine face à l'Espagne, championne du monde 2010. Mais l'Albiceleste n'est pas la seule équipe à devoir se remettre en question après un résultat déroutant. Ce 23 mars, la France a vu la Colombie combler un retard de deux buts puis s'imposer 3:2 et, après une victoire in extremis contre l'Égypte, le Portugal s'est incliné 3:0 face aux Pays-Bas.

D'autres coutumiers de la compétition n'ont pas été à la hauteur, la plupart contre des équipes qui ne seront pas présentes en Russie. Le Japon a été tenu en échec par le Mali, avant de s'incliner devant l'Ukraine. L'Australie a subi un lourd revers contre la Norvège (4:1), tandis que la Suède a perdu contre la Roumanie et le Chili. La Croatie, de son côté, a été dominée par le Pérou, l'une des équipes qualifiées pour Russie 2018 les plus impressionnantes en cette période.

2 La soirée d'Isco Le joueur du Real Madrid a inscrit un coup du chapeau contre l'Argentine. Tandis que Lionel Messi n'a pu que constater le naufrage argentin en raison d'une gêne musculaire, Isco a été étincelant et a prouvé sa valeur à Julen Lopetegui. Positionné à gauche de Diego Costa, le joueur du Real Madrid a inscrit trois buts relativement faciles. Mais c'est sa performance globale qui lui a valu une ovation, après avoir joué un rôle majeur dans la plupart des offensives espagnoles.

3 Un ajustement qui apporte des réponses... et des questions Le sélectionneur de l'Angleterre, Gareth Southgate, a aligné Kyle Walker et Kieran Trippier dans son onze de départ lors du match amical contre les Pays-Bas. Le joueur de Manchester City, qui évolue depuis longtemps comme latéral, a été placé à droite d'un système à trois défenseurs centraux, avec Trippier devant lui en latéral. Le schéma de Southgate s'est avéré payant, avec des montées de Walker qui ont offert une solution supplémentaire au milieu de terrain.

L'Anglais n'était pas le seul défenseur à se retrouver dans une position plutôt inhabituelle cette semaine. Avec l'Espagne, Marcos Alonso a occupé le côté gauche d'une défense à quatre alors qu'il évolue au poste d'ailier à Chelsea. Pour sa part, le sélectionneur français Didier Deschamps a réessayé Benjamin Pavard sur le flanc droit d'une défense prudente contre la Russie, bien que l'intéressé évolue le plus souvent au poste de défenseur central à Stuttgart.

4 Des jeunes prêts à briller Quelques-uns des attaquants les plus en vue du moment ont eu l'opportunité de gagner leur place pour le rendez-vous mondial. Gabriel Jesus a offert la victoire au Brésil contre l'Allemagne, tandis que la Mannschaft a donné à Timo Werner une chance de briller face à l'Espagne. Par ailleurs, Kylian Mbappé a été décisif avec les Bleus contre le pays hôte de la Coupe du Monde, alors que le Suisse Breel Embolo a fait jouer sa vitesse et sa finesse pour marquer face au Panama. Ces quatre joueurs, dont la moyenne d'âge ne dépasse pas 21 ans, devront confirmer lors de l'épreuve mondiale.

5 Le Pérou se révèle Une sélection qui retrouve la Coupe du Monde de la FIFA™ après presque quatre décennies d'absence n'aurait pas à rougir d'afficher des objectifs relativement modestes. Mais la Blanquirroja peut rêver plus grand après sa performance cette semaine. En Floride, les Incas ont d'abord battu la solide Croatie (2:0), emmenée par Ivan Rakitic, Luka Modric et Mario Mandzukic, après avoir été réduits à dix pendant 15 minutes. Ils se sont ensuite brillamment imposés 3:1 face à l'Islande, autre qualifiée pour Russie 2018.