Podolski, souvenirs d'Allemagne et conseils au Qatar

Lukas Podolski a parcouru beaucoup de chemin depuis la Coupe du Monde de la FIFA 2006™. Il était alors l'une des jeunes stars de l'Allemagne de Jürgen Klinsmann, qui a terminé la compétition, à domicile, sur une troisième place dignement célébrée dans les rues de la capitale.

Passé par quelques-uns des plus grands clubs européens, dont le Bayern Munich, Arsenal et l'Inter Milan, le joueur de 30 ans s'est forgé un superbe palmarès, dont il a écrit la plus belle ligne sous le maillot allemand en étant sacré champion du monde, à Rio de Janeiro, en 2014.

Le souvenir d'Allemagne 2006 a pourtant laissé dans son esprit une empreinte plus profonde que celui de Brésil 2014. L'attaquant de Galatasaray aura l'occasion de voyager quelques années en arrière lorsque la Mannschaft affrontera l'Angleterre, ce 26 mars 2016 à Berlin. "Chaque tournoi et chaque rencontre internationale vous apporte ce surcroît d'expérience qui vous permet d'aller de l'avant, sur et dehors des terrains, mais il n'y a rien de comparable à une Coupe du Monde à la maison", confie-t-il à www.sc.qa. "Même si nous avons remporté le titre en 2014, Allemagne 2006 est mon plus beau souvenir. C'est, dans sa globalité, la plus belle expérience de ma vie : le temps était parfait, les stades étaient remplis à chaque match et l'ambiance était formidable. Lorsque nous nous rendions à l'entraînement ou aux matches, nous passions devant des hordes de supporters qui agitaient des drapeaux et les voitures étaient décorées aux couleurs de l'Allemagne", poursuit Podolski. "C'était vraiment unique. Ce tournoi a également marqué un tournant pour le football allemand, qui est monté en puissance à partir de là."

Le gaucher a lui-même basculé dans une nouvelle dimension, deux ans après avoir effectué ses débuts internationaux. "A l'époque, Bastian Schweinsteiger et moi étions les deux jeunes loups de l'équipe", se souvient-il. "Le tournoi m'a beaucoup souri d'un point de vue personnel. J'ai bien joué, nous avons été loin et j'ai disputé chaque match. Je garderai ces souvenirs jusqu'à la fin de ma carrière et jusqu'à la fin de mes jours. Personne ne peut me les reprendre."

Troisième joueur allemand le plus capé de l'histoire, avec 126 sélections, Podolski confie avoir été impressionné par la passion des Turcs pour le football depuis son arrivée dans le pays l'été dernier : "J'ai été accueilli de façon incroyable à Istanbul, plusieurs milliers de personnes m'attendaient à l'aéroport. Je me suis fait adopter par les supporters de Galatasaray. Ils sont passionnés et affectueux, comme j'ai pu le voir à mon arrivée."

Le joueur d'origine polonaise ne sait pas encore à quelle date il raccrochera les crampons. Il estime néanmoins que Qatar 2022, la première Coupe du Monde à avoir lieu au Moyen-Orient, peut servir de catalyseur pour le développement du football dans le monde arabe. "C'est une opportunité formidable pour chaque pays organisateur", explique-t-il. "Nous avons pu le voir en Allemagne et cela peut créer un élan positif dans un pays arabe. Il est important de saisir cette chance et de bâtir quelque chose au-delà du tournoi."