Coupe du Monde U-20 de la FIFA, Egypte 2009™
24 septembre - 16 octobre

Coupe du Monde U-20 de la FIFA, Egypte 2009™

Coupe du Monde U-20 de la FIFA, Egypte 2009™

Tournoi final debout

À propos de

L'Afrique salue le triomphe du Ghana

Quelques heures après la formidable victoire des Black Satellites dans la Coupe du Monde U-20 de la FIFA, Égypte 2009, FIFA.com revient sur une compétition historique en de nombreux points.

L'Égypte est un pays chargé d'histoire. Cette grande nation doit une partie de sa renommée aux réalisations extraordinaires d'une antique civilisation. Dans ces conditions, rien d'étonnant à ce que la Coupe du Monde U-20 de la FIFA organisée sur le sol égyptien marque le début d'un nouveau chapitre dans la longue histoire de la compétition.

De nombreux records ont été battus cette année, à commencer par le nombre de buts inscrits et le nombre de spectateurs venus assister aux matches. De son côté, la Coupe du Monde U-20 de la FIFA s'est avérée fidèle à sa réputation en nous dévoilant les noms des futurs successeurs de Maradona et Messi. Ce n'est cependant pas là le plus important. En effet, Égypte 2009 marque une étape importante dans l'évolution du football mondial : pour la première fois, une équipe africaine a inscrit son nom au palmarès de ce prestigieux tournoi de la FIFA, le deuxième par ordre d'importance.

Cet exploit légendaire appartient au Ghana, qui mérite amplement son succès. Emmené par le meilleur joueur et meilleur buteur de l'épreuve, Dominic Adiyiah, les Black Satellites ont proposé un mélange de technique et de puissance détonnant, comme en témoignent les seize buts inscrits tout au long de la compétition. Si les protégés de Sellas Tetteh n'ont pas pu trouver la faille en finale contre le Brésil, ils ont su s'appuyer sur une autre qualité essentielle pour arracher la victoire : la force de caractère.

Tenir en échec une équipe du calibre de Brésil à dix contre onze pendant 83 minutes force déjà le respect. Trouver les ressources mentales et physiques pour s'imposer aux tirs au but à l'issue de la prolongation tient du miracle. Les 70 000 spectateurs présents au stade international du Caire ne s'y sont pas trompés et ont dûment fêté les champions à l'issue de la partie. A l'heure où l'Afrique se trouve littéralement propulsée au centre de la planète football, le Ghana des Adiyiah, André Ayew et Ransford Osei illustre plus que toute autre équipe les qualités et les ressources dont dispose aujourd'hui le football africain. Comme le sélectionneur ghanéen le soulignait au micro de FIFA.com après le triomphe de son équipe : "Ce soir, nous avons fait plaisir à beaucoup de gens".

Le tournoi des surprisesSi les Black Satellites de Tetteh furent incontestablement les stars de cette grande production internationale, les seconds rôles se sont également distingués. Ainsi, le Brésil n'a cédé en finale qu'à l'issue de l'épreuve des tirs au but. On peut donc comprendre la déception de Giuliano qui, au coup de sifflet final, regrettait que la meilleure équipe n'ait pas gagné. Lauréat du Ballon de bronze adidas, le numéro 10 brésilien a tout de même enchanté les foules pendant toute la durée du tournoi. Des joueurs comme Alex Texeira, Alan Kardec ou encore Douglas ont largement profité de la tribune qui leur était offerte pour signaler à Dunga qu'il faudrait compter avec eux à l'avenir.

Égypte 2009 fut aussi le "tournoi des surprises", pour reprendre les mots de Jack Warner, vice-président de la FIFA. Une semaine avant le coup d'envoi de la compétition, rares étaient ceux qui imaginaient le Costa Rica et la Hongrie en demi-finale. Le fait que ces deux équipes aient débuté leur parcours par deux cinglantes défaites 0:5 et 0:3 face au Brésil et au Honduras, respectivement, illustre parfaitement leur formidable montée en puissance.

Sous l'impulsion de leur excellent capitaine Vladimir Koman, les Magyars se sont adjugé la médaille de bronze après avoir dominé les Ticos aux tirs au but. Malgré ce succès étriqué, tout le monde s'accorde à dire que les hommes de Sandor Egervari méritent amplement leur place sur le podium. De leur côté, les Costaricains rentrent au pays auréolés de quelques superbes performances. Diego Estrada, Esteban Alvarado et Josué Martinez ont souvent brillé, particulièrement lors de la victoire costaricaine sur l'Égypte en huitièmes de finale.

Certains regretteront que le pays hôte n'ait pu aller plus loin. Hany Abo Rida, président du Comité organisateur, a reconnu avec franchise que le tournoi était, de ce point de vue, "teinté d'une légère déception". Pourtant, les scènes de liesse populaire aperçues lors des victoires au premier tour contre Trinité-et-Tobago et l'Italie resteront encore longtemps dans les mémoires. De même, les fans égyptiens n'oublieront pas de sitôt l'extraordinaire rentrée de Bogy contre les Azzurrini.

Les fans italiens ont eux aussi découvert de futurs grands noms en Andrea Mazzarani et Mattia Mustacchio. Le défenseur tchèque Ondrej Mazuch, l'Allemand Lewis Holtby et les Espagnols Aaron Niguez et Fran Merida sont autant de révélations, côté européen. Les amateurs de football asiatique suivront quant à eux avec intérêt le parcours d'Amer Abdulrahman et de Koo Ja Cheol, tous deux présents dans la liste des candidats aux diverses récompenses individuelles. Bien entendu, les bonnes performances de ces deux jeunes espoirs ne sont pas étrangères au fantastique parcours des EAU et de la République de Corée.

Tous ces champions et bien d'autres encore ont contribué à faire de l'édition 2009 de la Coupe du Monde de la FIFA la plus prolifique de l'histoire avec 167 buts. Le précédent record était détenu par Malaisie 1997 avec 165 réalisations. En outre, 1 295 586 spectateurs sont venus assister à l'ensemble des rencontres, ce qui constitue également un nouveau cap historique. En 2007, 1 195 239 personnes s'étaient pressées dans les stades canadiens pour admirer les futures stars du football mondial.

Après un tel tournoi, il n'était que justice que le mot de la fin reviennent à son étoile la plus brillante. Fraîchement sacré champion du monde, troisième meilleur buteur de l'histoire de la compétition et lauréat du Ballon d'or adidas et du Soulier d'or adidas, Dominic Adiyiah ne pense déjà qu'à l'avenir. "Je ne vais pas me reposer sur mes lauriers, confie-t-il à FIFA.com. Je veux marcher sur les traces de Messi, Saviola et Agüero. Je veux connaître la même progression. Je vais travailler dur pour arriver au sommet".

Le monde se prépare désormais à suivre l'irrésistible ascension d'Adiyiah et des autres vétérans d'Égypte 2009 avec le plus grand intérêt.

Les pays qualifiésAfrique du Sud, Cameroun, Egypte, Ghana, Nigeria, Australie, EAU, Ouzbékistan, République de Corée, Angleterre, Allemagne, Espagne, Hongrie, Italie, , République tchèque, Costa Rica, Etats-Unis, Honduras, Trinité-et-Tobago, Tahiti, Brésil, Paraguay, Uruguay, Venezuela

Classement final

  1. Ghana

  2. Brésil

  3. Hongrie

  4. Costa Rica

SitesAlexandrie, Le Caire, Ismaïlia, Port Saïd, Suez

Nombre de buts167

Meilleurs buteurs8 buts : Adiyiah (GHA) 5 buts : Koman (HUN) 4 buts : Niguez (ESP), Del Valle, Rondon (both VEN), Kardec (BRA), Osei (GHA)

Nombre de spectateurs total1 295 586

Moyenne24 915

MATCHES

Nouvelles du tournoi

FIFA U20 World Cup Egypt 2009

Ces footballeurs venus du paradis

De l’époque des premiers colons français aux toiles de Paul Gauguin et Jacques Boullaire, l’île polynésienne de Tahiti a longtemps symbolisé les formidables attraits d’un paradis tropical. Jusqu’à maintenant, le football ne s’était vu accorder que peu de place dans cette idylle, mais la surprenante qualification de l’île pour la Coupe du Monde U-20 de la FIFA, qui aura lieu ce mois-ci en Égypte, pourrait contribuer à tordre le cou à certaines idées reçues. Une énorme croix blanche se dresse au sommet de la colline surplombant les installations du projet Goal de la FIFA dans la luxuriante vallée de Titioro, offrant là une source d’inspiration constante à la sélection Tahiti Nui (surnom local signifiant "grand Tahiti") pendant que celle-ci se prépare à faire des miracles au cours de la Coupe du Monde U-20 de la FIFA. Les jeunes Tahitiens accordent beaucoup d’importance à la foi. Avant chaque match, ils se rassemblent dans les vestiaires pour chanter et prier. Mais ils veulent surtout croire en eux et en leur capacité à créer la surprise en dépit de leur statut d’outsiders. Leur inculquer une telle confiance en eux était la priorité du sélectionneur, Lionel Charbonnier, dont l’enthousiasme contagieux semble porter ses fruits à quelques jours de leur entrée en lice au Caire. S’ils sont déjà entrés dans l’histoire en devenant le premier archipel océanien à se qualifier pour une compétition juniors de la FIFA, les amateurs de Polynésie française sont convaincus qu’ils peuvent continuer sur leur lancée, et ce, même si Tahiti va rencontrer trois des équipes les plus coriaces du tournoi : l’Espagne, le Nigeria, et le Venezuela, autre néophyte de la compétition. Dès la première semaine, j’ai réalisé que je ne devais pas penser comme un Français. Je devais plutôt penser comme un Brésilien Charbonnier, 42 ans, connaît la marche à suivre pour atteindre les sommets, lui qui était troisième gardien de l’équipe de France victorieuse de la Coupe du Monde de la FIFA sur ses terres en 1998. S’il ne s’attend pas à devenir rapidement champion du monde en tant que sélectionneur, l’ancien portier auxerrois peut cependant dresser des parallèles avec les inoubliables moments qu’il a passés avec les Bleus. Éternelle doublure de Fabien Barthez et de Bernard Lama, Charbonnier avoue s’être senti gêné au moment de descendre en bus les Champs-Élysées le lendemain de la victoire française en Coupe du Monde. "Je n’étais pas certain de mériter ma place", se souvient-il. "Mais le fait d’être dans ce bus, et de voir tous ces gens, ça m’a fait réaliser que le football peut générer une joie immense. Depuis ce jour, j’ai décidé d’essayer d’utiliser le football pour apporter du bonheur. Je veux donc que mes joueurs soient heureux, et nous espérons également rendre les Tahitiens heureux". À Tahiti, l’attitude des habitants, souriants et détendus, porte le nom de "fiu". On le confond parfois avec de la paresse. Avant même de poser le pied à Papeete, Charbonnier, qui bénéficie des conseils avisés de son ancien coéquipier à Auxerre et icône du sport tahitien, Pascal Vahirua, tenait à éviter cette erreur d’appréciation. "Les Tahitiens sont prêts à travailler dur, mais il faut savoir comment les prendre", dit-t-il. Penser brésilien "Dès la première semaine, j’ai réalisé que je ne devais pas penser comme un Français. Je devais plutôt penser comme un Brésilien. Leur façon de penser, leur apparence, le climat, l’environnement, c’est presque comme au Brésil. Ils aiment s’amuser en faisant leur travail. Vous devez donc respecter leur culture si vous voulez en tirer le meilleur". Charbonnier fait de son mieux pour s’intégrer. Tous les matins, il enfourche sa Vespa noire pour se rendre aux terrains d’entraînement financé par le programme Goal. Il arrive généralement vêtu d’un short et d’un t-shirt et se met immédiatement à plaisanter avec ses joueurs. L’affable Français n’a aucune prétention. Mais ce n’est pas pour autant qu’il a revu ses critères à la baisse. Loin de là. Après avoir décroché la Licence Pro UEFA, Charbonnier a fait son apprentissage dans le football amateur français, à Sens puis au Poitiers FC. Mais les exigences du football de club ont fini par l’épuiser, le conduisant à s’éloigner quelque temps des terrains, jusqu’à ce que le président de la Confédération Océanienne de Football et ancien international tahitien, Reynald Temarii, fasse appel à lui à la fin de l’année 2007. C’était une proposition inhabituelle : partir à l’autre bout du monde pour s’occuper des équipes de jeunes d’une nation au passé footballistique sans relief. Mais l’ampleur de ce défi a stimulé l’esprit de compétition du Français. Je rêve de marquer un but, peut-être contre l’Espagne, mais ma priorité est d’aider l’équipe à se qualifier pour le deuxième tour. Nous n’avons pas peur des autres équipes, ni des grands joueurs "Quand je suis arrivé, tout le monde m’a dit : 'Pourquoi es-tu venu ici ?' Je leur ai répondu : 'pour aller à la Coupe du Monde'. Ils m’ont dit : 'tu es fou'. C’est peut-être vrai. Mais dans la vie, il faut être un peu fou. Bien entendu, c’était un sacré pari, mais je connaissais déjà certaines choses sur les joueurs tahitiens grâce à Pascal , donc je savais qu’il y avait quelque chose à faire". La victoire de Tahiti dans les qualifications de la zone Océanie, acquise à l’issue d’un succès étriqué sur la Nouvelle-Calédonie, a vite donné raison à Charbonnier. Pourtant, l’histoire ne doit rien au hasard. À son arrivée, Charbonnier a immédiatement demandé à Temarii de permettre à son équipe d’évoluer dans la première division locale afin d’acquérir une précieuse expérience ainsi qu’une bonne condition physique. Au départ, les autres clubs se sont montrés réticents, refusant de libérer leurs joueurs. Mais Temarii a pris position et soutenu son nouveau sélectionneur. Et après la qualification des jeunes Tahitiens en décembre dernier, toute opposition a disparu. Cette année, Tahiti Nui a une nouvelle fois participé au championnat, ce qui a encore davantage consolidé la cohésion collective et l’esprit de camaraderie du groupe. "Nous ne sommes pas une équipe nationale, mais une équipe de club, et c’est là notre atout majeur", déclare Charbonnier. "Je travaille tous les jours avec ces joueurs et je vois clairement la différence. Ils donnent le meilleur d’eux-mêmes et s’améliorent de jour en jour. Ils deviennent professionnels dans leur tête, et pour moi, c’est formidable d’en être témoin". Professionnels potentiels Pour certains joueurs, devenir professionnel n’est pas qu’un état d’esprit, mais également un objectif. Charbonnier estime que "deux ou trois" de ses joueurs sont suffisamment doués pour décrocher des contrats en Europe, et plus probablement en France, la terre d’exil privilégiée des Tahitiens. Le jeune cousin de Vahirua, Marama, joue actuellement en Ligue 1 dans le club breton de Lorient, tandis que Temarii a lui-même passé deux saisons à Nantes dans les années 80. Alvin Tehau est sans doute le candidat le plus sérieux pour devenir le prochain pensionnaire tahitien du championnat de France. L’année dernière, cet attaquant de 19 ans avait brillé lors de la victoire décisive face aux Fidji. Tout comme le reste de ses coéquipiers, Tehau sait que la Coupe du Monde U-20 de la FIFA est une formidable occasion de se faire remarquer. "Le sélectionneur nous a dit que des recruteurs seront là-bas, et choisiront peut-être certains d’entre nous", a déclaré Tehau. "C’est une belle opportunité, pour moi comme pour chacun d’entre nous. Je rêve de marquer un but, peut-être contre l’Espagne, mais ma priorité est d’aider l’équipe à se qualifier pour le deuxième tour. Nous n’avons pas peur des autres équipes, ni des grands joueurs. Jouer contre eux peut nous aider à progresser. Nous sommes ensemble depuis plus d’un an et nous sommes comme des frères. Bien sûr, c’est déjà formidable de participer à la Coupe du Monde, mais nous pensons pouvoir créer la surprise". Charbonnier partage également cet avis, lui qui a peaufiné la préparation de son équipe grâce à un stage d’entraînement intensif en France. Les Tahitiens arriveront en Égypte en pleine forme, concentrés et organisés. Certains de ces garçons ont du talent, et quelques uns pourraient décrocher un contrat professionnel en Europe ou plus vraisemblablement en Australie. Ils ont fait beaucoup de sacrifices ces dix-huit derniers mois, et il serait dommage de tout gâcher "Ils doivent avoir un mental fort", affirme Charbonnier. "Nous en parlons ensemble tous les jours. On sait que ce sera très difficile. Nous sommes dans le groupe de la mort, et nos adversaires seront tous contents de jouer contre Tahiti. Mais nous ne perdrons pas par dix buts d’écart. J’en suis certain. L’essentiel est de ne pas avoir peur. S’ils entrent sur le terrain avec la peur au ventre, ils sont fichus. Mais s’ils n’ont pas peur, nous pourrons obtenir un bon résultat, peut-être un match nul. Pour moi, le plus important est qu’ils donnent le meilleur d’eux-mêmes. Je leur ai dit que nous devions être des guerriers. Pour le reste, on verra". À Tahiti, l’enjeu du football est de motiver les jeunes talents à viser plus haut et à travailler dur en vue d’une carrière professionnelle. Grâce à un tourisme florissant et à de généreuses subventions du gouvernement français, il est assez facile de trouver un emploi à Papeete. Dès lors, rester au pays et jouer au football pour le plaisir semble être une alternative moins risquée. "Certains de ces garçons ont du talent, et quelques uns pourraient décrocher un contrat professionnel en Europe ou plus vraisemblablement en Australie, là où le championnat est désormais professionnel", déclare quant à lui l’ancien capitaine de Tahiti, Jean-Loup Rousseau, à FIFA World. "Ils ont fait beaucoup de sacrifices ces dix-huit derniers mois, et il serait dommage de tout gâcher". Parmi l’effectif de Charbonnier, seuls quatre joueurs ne sont pas étudiants, mais ces derniers ont été libérés par leur employeur afin de participer au programme d’entraînement rigoureux du Français. "Ici à Tahiti, le style de vie est simple, donc il faut parfois les pousser un peu. Mais je ne pourrais pas être plus satisfait des sacrifices qu’ils ont fait pour moi", déclare Charbonnier. "Nous avons donné quelques semaines de repos à l’équipe après le championnat, et l’un de nos gars est revenu avec dix kilos de trop. Il a du talent, mais il doit évidemment avoir une bonne condition physique. Mais regardez-le. Regardez comme il travaille dur. C’est le genre d’attitude que j’aime voir". "Ces joueurs ont besoin d’un objectif, et celui-ci devrait être d’essayer de se qualifier pour la Coupe du Monde", ajoute Rousseau. "Mais tout dépend de la fédération, car il faut tout faire pour conserver ce groupe".