Les autres frères du Mexique

  • **Herrera a disputé 52 matches de Liga MX avec Pachuca, Lozano 120

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  • **Hirving a joué 16 matches avec le Mexique, Héctor 50

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  • **Ils pourraient disputer leur premier match ensemble dans une compétition officielle de la FIFA **

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De notre envoyé spécial avec le Mexique, Martín Langer

À ce stade de la compétition, il n’a échappé à personne que le Mexique compte deux frères dans son effectif : les Dos Santos. Pourtant, El Tri compte également dans ses rangs deux joueurs qui ont développé une relation quasi-fraternelle, même s’ils sont issus de familles différentes.

Malgré leurs six ans d’écart, Héctor Herrera et Hirving Lozano ont intégré en même temps le centre de formation de Pachuca. Depuis, l’aîné, Herrera, a pris le benjamin, Lozano, sous son aile, à tel point que leurs carrières ont suivi des trajectoires similaires.

Trajectoires parallèles Les deux joueurs ont débuté à Pachuca, où ils se sont fait un nom en devenant les meilleurs joueurs de leur équipe dans la Liga MX. Ils ont tous deux disputé un Tournoi Olympique de Football, à quatre ans d’intervalle. Herrera est parti jouer en Europe et Lozano lui emboîte aujourd’hui le pas. Et bien entendu, ils sont actuellement en Russie pour défendre les couleurs du Mexique lors de la Coupe des Confédérations de la FIFA 2017.

Si Hirving n’était pas attaquant et Héctor milieu de terrain, on jurerait qu’ils ont été fabriqués dans le même moule. "Ça fait longtemps qu’on se connaît. On a une très belle relation d’amitié. Il m’a donné beaucoup de conseils, beaucoup d’avis. J’essaie toujours de retenir les bonnes choses qu’il m’a dites et de les exploiter. C’est un grand joueur et un être humain exceptionnel", égrène Lozano au sujet de son "frère aîné".

"Je le connais depuis ses 10 ans", se souvient Herrera dans un sourire. "Il était enfant. On vient du même berceau, en quelque sorte, et c’est une grande fierté pour moi. Chaque fois que l’on peut se retrouver dans la même chambre, on le fait. Je l’apprécie et je l’aime beaucoup."

Ambitions partagées "C’est un grand joueur et un super mec", relance Lozano, qui vient de signer au PSV Eindhoven, aux Pays-Bas. "Je suis très heureux pour lui car il est en train de réaliser ses rêves", répond Herrera, qui s’est bâti une belle carrière à Porto, où il a débarqué, drôle de coïncidence, au lendemain de la Coupe des Confédérations de la FIFA, Brésil 2013.

Entre admiration mutuelle et affection fraternelle, ces deux hommes aux nombreux points communs partagent les mêmes ambitions. Cela dit, cette détermination ne les empêche pas de garder la tête froide, notamment dans l’optique de leur match face à la Nouvelle-Zélande. "On est très confiants, on a fait un bon match contre le Portugal. Si l’on veut poursuivre notre route dans cette compétition, on n’a pas le choix : il faut gagner. On va essayer de faire la différence d’entrée de match", annonce Herrera, qui a disputé les 90 minutes de la rencontre des Aztèques face aux champions d’Europe.

De son côté, Lozano rêve bien entendu de toucher ses premiers ballons à Russie 2017, mais cette impatience ne déteint pas sur son analyse du match face aux Océaniens. "Que l’on soit considéré comme favoris ou pas, cela ne dépend pas de nous. Toutes les équipes sont fortes et nous allons donner le meilleur de nous-mêmes, avec l’ambition d’aller chercher la victoire, bien entendu."

Et rien ne les rendra plus heureux que partager ensemble un autre moment d’exception : la célébration de la victoire au coup de sifflet final.