Exploits, surprises et désillusions

  • Retour sur les plus grandes surprises de la Coupe du Monde des Clubs

  • L’Afrique, l’Asie, l’Amérique du Nord, l’Océanie et l’Amérique du Sud ont déjoué les pronostics

  • Le Real Madrid, Liverpool, Barcelone et Chelsea parmi les victimes

Real Madrid 1-1 Necaxa (3-4 t.a.b.)

Brésil 2000 Iker Casillas, Fernando Hierro, Roberto Carlos, Fernando Redondo, Raul, Fernando Morientes, Samuel Eto’o et Nicolas Anelka abordent en position de favoris cette édition inaugurale de la Coupe du Monde des Clubs de la FIFA™. Devancés à la différence de buts par Corinthians pour une place en finale, les Merengues veulent se consoler en rapportant la médaille de bronze. Et lorsque Raul ouvre le score, personne ne doute que le géant madrilène montera sur la troisième marche du podium. C’était sans compter sur Alex Aguinaga, qui fait exploser la défense espagnole sur une ouverture lumineuse. L’Équatorien Agustín Delgado part seul au but et égalise d’une frappe pleine de sang-froid. Un temps mené, Necaxa parvient à nouveau à inverser la tendance durant la séance de tirs au but pour l’emporter 4-3. Entendu… "Aguinaga avait fait un bon match contre Manchester United, mais il avait manqué un penalty. Très déçu, il nous a promis de se racheter... et il a tenu parole ! Il aurait parfaitement eu sa place dans cette équipe du Real. Tout le monde a pu le constater ce jour-là. Ne me parlez pas d’Edilson ou d’Edmundo ; pour moi, Aguinaga restera comme le meilleur joueur de Brésil 2000." - Agustín Delgado

Team Necaxa celebrate the victory during the FIFA Club World Championship match between Real Madrid and Necaxa at Maracana Stadium, Rio de Janeiro, Brazil on 14th January 2000 ( Photo by Alain Gadoffre / Onze / Icon Sport )

São Paulo 1-0 Liverpool

Japon 2005 Si personne ne s’attend vraiment à retrouver le nom de Mineiro, milieu défensif de formation, parmi les buteurs, c’est avant tout la performance de Rogerio Ceni qui marque les esprits. Le portier brésilien s’interpose à plusieurs reprises devant Steven Gerrard, Fernando Morientes et leurs coéquipiers pour faire de São Paulo la première équipe à remporter ses trois premières finales mondiales, après ses succès en Coupe Intercontinentale 1992 et 1993. Entendu... "Ses buts l’ont rendu célèbre, mais il reste sans aucun doute l’un des meilleurs gardiens que j’ai croisés dans ma carrière." - Steven Gerrard

Internacional 1-0 FC Barcelone

Japon 2006 Personne n’imagine un instant le grand FC Barcelone de Carles Puyol, Lilian Thuram, Xavi, Deco, Andrés Iniesta et Ronaldinho échouer dans cette compétition. En demi-finale, les Blaugranas ont confirmé leur supériorité en signant la plus large victoire de l’histoire du tournoi, aux dépens d’America (4-0). Pourtant, les Catalans trouvent en face d’eux un Clemer en état de grâce. Le match bascule finalement sur un contre, à l’issue duquel Iarley trouve le remplaçant Adriano Gabiru. Ce dernier inscrit l’unique but de la partie, 13 secondes à peine après une énorme occasion barcelonaise. Entendu... "Deco et Ronaldinho sont de grands joueurs, mais Iarley n’a rien à leur envier. Sur ce tournoi, personne ne lui arrive à la cheville." - Fernandão

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FIFA Club World Cup UAE 2018™

Japon 2006 : Internacional 1-0 FC Barcelone

7 déc. 2012

TP Mazembe 2-0 Internacional

Émirats Arabes Unis 2010 Robert Kidiaba entre dans la légende à Abou Dabi grâce à sa célébration inédite : le "dos d’âne". Le gardien congolais n’a pas manqué d’occasions de faire la fête. Auteurs d’une prestation solide en quart de finale, ses Corbeaux ont crevé l’écran dans le dernier carré. Grâce aux performances inspirées de son dernier rempart et à de jolies réalisations signées Patou Kabangu et Dioko Kaluyituka, le TP Mazembe devient le premier club en dehors de l’Europe et de l’Amérique du Sud à forcer les portes de la finale. Entendu... "Personne ne nous connaissait. On ne nous imaginait pas capables de battre les Mexicains, encore moins les Brésiliens. Maintenant, on sait qui nous sommes. C’est une journée historique pour notre club et pour notre pays." - Robert Kidiaba

ABU DHABI, UNITED ARAB EMIRATES - DECEMBER 14: Mbenza Bedi, Dioko Kaluyituka and Miala Nkulukuta of TP Mazembe Englebert dance to celebrate winning the FIFA Club World Cup 2010 match between TP Mazembe Englebert and SC Internacional at Mohamed Bin Zayed Stadium on December 14, 2010 in Abu Dhabi, United Arab Emirates.  (Photo by Michael Regan - FIFA/FIFA via Getty Images)

Corinthians 1-0 Chelsea

Japon 2012 Avec Frank Lampard, Juan Mata, Eden Hazard et Fernando Torres dans les rangs des Blues, l’Europe semble assurée de remporter le titre pour la sixième année consécutive. Malheureusement, les Londoniens trouvent face à eux une équipe en pleine réussite : Paulo André, Chicão, Paulinho, Danilo et le gardien Cassio réalisent un sans-faute et mettent un terme à l'hégémonie européenne. Entendu... "Quand j’y pense, j’en suis encore ému. Il régnait une ambiance de folie dans l’aéroport, lors de notre départ pour le Japon. Sur place, le stade était entièrement acquis à notre cause. Le bruit était assourdissant. Il n'y a pas de mots pour décrire le soutien dont nous avons bénéficié." - Cassio

Raja de Casablanca 3-1 Atlético Mineiro

Maroc 2013 "Je n’ai pas oublié ce qui s’est passé en 2006", confie Ronaldinho au moment d’entamer le tournoi. "Cette fois, je ne repartirai pas les mains vides." Les supporters de l’Atletico Mineiro sont nombreux à faire le déplacement, mais leur ferveur n’est pas récompensée. Certes, leur idole trouve le moyen de convertir un somptueux coup franc, mais Mouhcine Iajour, Mouhcine Moutouali et Vianney Mabide offrent la victoire à leur équipe. Le Raja devient ainsi le premier représentant du pays hôte à atteindre la finale depuis Corinthians et Vasco de Gama, 13 ans plus tôt. Entendu... "C’est le plus beau jour de ma vie. J’ai joué contre Ronaldinho et j'ai récupéré son serre-tête. Il a eu l’air un peu étonné quand je le lui ai demandé, mais il me l’a donné. Il est vraiment sympa. J’étais tellement content qu’on aurait pu croire que je venais d’arrêter un penalty en finale !" - Khalid Askri

Cruz Azul 1-1 Auckland City (2-4 t.a.b.)

Maroc 2014 Dans l’équipe d'Auckland entraînée par Ramon Tribulietx, on trouve, pêle-mêle : un étudiant en zoologie, un avocat, un électricien, un vendeur et un routier. Ces surprenants Kiwis vont pourtant créer la surprise en éliminant tour à tour le Moghreb de Tétouan et l’ES Sétif, championne d’Afrique en titre, avant de s’incliner en prolongation devant River Plate. Mais Auckland n’a pas fini d'étonner. Dans le match pour la troisième place, les Océaniens viennent encore à bout des Mexicains de Cruz Azul pour s’adjuger la troisième place. Ivan Vicelich repart quant à lui avec le Ballon de bronze adidas, derrière Cristiano Ronaldo et Sergio Ramos. Entendu... "Je suis incroyablement fier. Par moments, j'ai bien cru que mon équipe était composée de professionnels qui jouaient contre des amateurs. Cette troisième place est fantastique." - Ramon Tribulietx

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River Plate 2-2 Al Ain (4-5 t.a.b.)

Émirat Arabes Unis 2018 Les locaux commencent par prendre l’avantage dès la troisième minute. Moins d'un quart d’heure plus tard, ils sont déjà menés au score. Et avant même la mi-temps, un penalty leur est refusé et l’arbitre annule un but en leur faveur. Caio parvient tout de même à égaliser, tandis que River laisse filer l’occasion de prendre un avantage décisif sur penalty. Lors de l’épreuve des tirs au but, les joueurs d’Al Ain font mouche à cinq reprises. De son côté, le gardien Khalid Eisa s’interpose sur une tentative et prive ainsi Enzo Perez, finaliste malheureux de la Coupe du Monde de la FIFA™, d’une finale contre le Real Madrid. Entendu... "Ce n’est peut-être pas à moi de le dire, mais ça fait maintenant plusieurs années que je vis aux Émirats Arabes Unis et j’ai le sentiment que nous venons d’assister au plus grand succès de l’histoire de ce pays." - Zoran Mamic