Les Reds marquent leur histoire au fer rouge

21 déc. 2019
  • Roberto Firmino offre à Liverpool son premier sacre mondial

  • Pour Virgil van Dijk, c’est une page de l’histoire qui s’écrit

  • Trent Alexander-Arnold évoque un exploit inédit pour le club de sa ville natale

Dix-huit fois champion d’Angleterre et six fois champion d’Europe, Liverpool, l’un des clubs les plus prestigieux de la planète football, n'avait jamais été champion du monde. C'est désormais chose faite.

Cette performance inédite a été réalisée par une équipe qui regroupe à la fois de talents anglais et de grands noms internationaux, et qui est officiellement devenue la meilleure au monde. "C’est magnifique", confie Roberto Firmino à FIFA.com. "C’est un sentiment très particulier. Ce sera extraordinaire de porter cette étiquette de champions du monde pendant un an", ajoute l'unique buteur de la finale, alors que des chants victorieux émanent du vestiaire des Reds.

Après 100 minutes sous haute tension, Liverpool a fini par trouver la faille face à Flamengo, au terme d’un contre éclair conclu par son attaquant de pointe, qui s’est brillamment défait de la défense du club brésilien. Grâce à ce but, les Reds ont ainsi ajouté un nouveau trophée à leur mur des champions. "À Melwood, ce mur est gigantesque. Nous avons hâte de rentrer pour pouvoir l’admirer", s’exclame Trent Alexander-Arnold, qui a grandi à proximité de Liverpool. "Il s’agit du seul trophée que le club n’avait pas encore remporté. C'est donc un énorme succès pour nous. Nous avons écrit une page de l’histoire et tout le monde se souviendra de cette formidable équipe. Nous vivons une période sublime", assure le latéral.

La crème de la crème

Son coéquipier Virgil van Dijk partage ce sentiment. "C’est une performance inédite que nous avons réalisé", estime le défenseur néerlandais, qui réalise l’ampleur de cet exploit. "Ce groupe a marqué l’histoire et j’en suis très fier. Nous avions à cœur de terminer ce tournoi en beauté. Nos deux sorties ont été compliquées mais nous y sommes parvenus."

L’intensité a été au rendez-vous tout au long de ce match contre Flamengo, qualifié de "finale habituelle" par Firmino. Les deux équipes se sont montrées parfaitement organisées et regroupées, avec de fortes individualités dans les deux camps qui se sont démenées pour prendre l’ascendant. "Cette compétition réunit la crème de la crème. Nous savions à quoi nous attendre", reconnaît Alexander-Arnold. "Nous avons acquis chacune de nos deux victoires en fin de rencontre, ce qui révèle l’excellent niveau de nos adversaires. Nous sommes heureux d’avoir participé à ce tournoi et très fiers de repartir avec le trophée."

En finale, l’adversaire des Reds était la meilleure équipe du Brésil et de toute l’Amérique du Sud. Si chaque passe destinée à Firmino, Sadio Mané ou Mohamed Salah a étiré la défense de Flamengo, les offensives de Bruno Henrique de l’autre côté du terrain ont également mis à mal les défenseurs de Liverpool.

Les retours de Van Dijk, malade face à Monterrey, et d’Alexander-Arnold dans le onze de départ ont permis d’assurer l’équilibre défensif de la formation de Jürgen Klopp et ont pesé dès les premières minutes. Malgré une entame de match fragile, les Brésiliens ont tenu bon, donnant même du fil à retordre aux leaders de la Premier League.

C’est finalement Firmino, remplaçant héroïque face à Monterrey dans les derniers instants, qui a fait la différence à Doha. Après avoir manqué une énorme occasion dès la première minute, puis s’être heurté au poteau après la pause, le Brésilien a trouvé le chemin des filets durant la prolongation, offrant un avantage décisif aux Reds. "Je suis là pour ça", lance l’attaquant souvent altruiste. Ce but historique au Qatar expliquera la place de choix qui lui sera réservée dans l’histoire du club, qui s'est enrichie d'un nouveau chapitre.