Les futurs adversaires suscitent des commentaires

Le 27 avril prochain, lors du démarrage de la Coupe du Monde de Beach Soccer de la FIFA, Bahamas 2017, 16 équipes tenteront d’aller au bout de leurs rêves sur le sable de Nassau, mais seule une brandira la coupe dédiée au vainqueur.

L’aventure a commencé ce 28 février à l’occasion du Tirage au sort réalisé dans la capitale des Bahamas. L’événement a rassemblé sélectionneurs et représentants des différentes nations, qui ont pris le temps d’analyser avec FIFA.com la première phase de la compétition.

Groupe A : entre vieilles connaissances Bahamas, Suisse, Équateur, Sénégal

Pour leur première participation à la Coupe du Monde de Beach Soccer de la FIFA, les Bahamas ont pris très au sérieux leur préparation. Les joueurs ont même fait leurs bagages et passé une saison en Europe pour renforcer leur niveau de jeu. Ironie du sort, c’est face à la Suisse que les hôtes débuteront alors même que ce pays les a accueillis quelque temps. "On connaît très bien les Bahamiens, ce sont de bons copains. Ils ont passé deux mois avec nous et on a beaucoup joué ensemble. C’est un grand honneur de pouvoir les affronter dans ce magnifique stade, devant leurs supporters", souligne le sélectionneur helvétique, Angelo Schirinzi. "Mais il y aura aussi l’Équateur, qui est une nouvelle équipe. J’ai vu tous ses matches de qualification et j’ai été surpris. Et puis il y a le Sénégal, une équipe africaine très forte. C’est un groupe ouvert", a complété un entraîneur qui sait qu’aucune équipe ne peut être négligée.

Groupe B: de incertitude et l’envie de se racheter Nigeria, Italie, AFC 1, Mexique

Difficile d’affiner l’analyse alors qu’il manque le champion d’Asie. Son identité sera connue le 11 mars prochain, ce qui laisse un peu de temps aux entraîneurs pour commencer à envisager leur entrée en lice. L’Italie est l’équipe la plus chevronnée, mais le Nigeria est plein d’ambition après six ans d’absence. Quant au Mexique, il sait qu’il ne va pas forcément passer un bon moment dans cette poule. Toutefois, sa finale perdue contre le Panama lors des qualifications régionales lui a sans doute permis de tirer des enseignements. C’est du moins ce qu’en pense José Aldrete, adjoint du sélectionneur Ramón Raya : "Il nous faudra tout donner du début jusqu’à la fin. On n’a pas eu de chance lors de cette finale, avec quatre tirs sur les poteaux… On a même marqué un but contre notre camp ! Mais ce sont des choses qui arrivent et il faudra faire avec pour aller de l’avant".

Groupe C : la poule du champion AFC 2, Paraguay, Portugal, Panama

Si le Portugal veut conserver son titre mondial, il lui faudra ne rien lâcher de la première à la dernière minutes. Le Paraguay a montré lors des qualifications sud-américaines qu’il était capable d’inquiéter le Brésil. De son côté, le Panama est entré dans l’histoire en remportant la phase préliminaire et en se qualifiant pour sa première Coupe du Monde. Autant dire que les Canaleros semblent armés pour les défis les plus fous. "Cela ne coûte rien de rêver. Nous sommes encore épatés par notre succès dans les qualifications. Maintenant, on change de niveau : on va affronter les meilleurs du monde. Mais on sera prêt physiquement et mentalement pour faire honneur à notre pays. On va mettre tout notre cœur dans chaque match", souligne Gabriel Estrada, responsable de l’équipe panaméenne de beach soccer, qui tient à mettre en garde ses futurs adversaires.

Groupe D : des poids lourds Brésil, Tahiti, AFC 3, Pologne

Le Brésil, un géant endormi. Les Verdeamarelos ont remporté quatre éditions consécutives de la compétition entre 2006 et 2009, avant de devenir spectateurs. Leur entrée en lice fait déjà saliver puisqu’ils croiseront le fer avec les Tahitiens, finalistes de Portugal 2015. Mais gare à la Pologne, sortie de nulle part avant de remporter les qualifications européennes, qui aspire à aller un cran plus haut. "C’est une poule compliquée. C’est curieux, nous avons presque tous disputé la Coupe Intercontinentale en novembre. On avait perdu face à Tahiti 5:4 et contre le Brésil 5:2. Mais c’étaient des matches verrouillés, donc on a des attentes élevées. Le moment est peut-être venu de créer la surprise, car nous continuons de nous améliorer jour après jour", explique Lukasz Sojski, de la fédération polonaise.