Szoboszlai fait renaître l'espoir des Magyars

8 oct. 2021
  • Dominik Szoboszlai sur les traces de Ferenc Puskás

  • L'attaquant hongrois rêve de Qatar 2022

  • "Ça n’a pas de sens de faire des comparaisons", estime-t-il

Dans les années 1950/60, les Magyars Magiques de Hongrie dominaient le football mondial, avec Nandor Hidegkuti, Sandor Kocsis et Ferenc Puskás, invaincus pendant 31 matches internationaux consécutifs de 1950 à 1954 et médaillés d'or aux Jeux Olympiques de 1952. Les jours de gloire du football hongrois appartiennent toutefois à un lointain passé, même si la Hongrie a fait son retour dans le top 40 du Classement Mondial FIFA/Coca-Cola. La dernière participation à une phase finale de Coupe du Monde de la FIFA remonte à 35 ans, et le huitième de finale disputé lors de l’UEFA EURO 2016 était le meilleur résultat obtenu depuis des décennies.

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Les Hongrois se remettent toutefois petit à petit à espérer. Lors du Championnat d’Europe l’été dernier, l'équipe du sélectionneur Marco Rossi a fait jeu égal avec l'Allemagne et la France. Il n’a pas manqué grand-chose à la Hongrie pour passer le premier tour.

Un quintet évoluant en Bundesliga joue un rôle majeur dans ce renouveau : le capitaine Ádám Szalai (Mayence 05), Roland Sallai (SC Friburg), et trois joueurs du RB Leipzig, vice-champion d’Allemagne : le gardien Péter Gulácsi, le défenseur central Willi Orban, et le milieu offensif Dominik Szoboszlai, qui a récemment quitté Salzbourg pour Leipzig. "Les premiers mois ont été complètement différents de ce à quoi j'étais habitué", raconte le joueur de 20 ans à FIFA.com à propos de ses débuts en Allemagne. "J’ai dû faire face à une grave blessure dans un nouvel environnement, donc ça n’a pas été facile au début. Mon point fort, c’est ma frappe. Mais comme je reviens d'une longue blessure, je dois encore améliorer ma condition physique, et beaucoup d’autres choses. Je vais donc continuer à travailler dur."

LEIPZIG, GERMANY - AUGUST 20: Dominik Szoboszlai of RB Leipzig celebrates after he scores the opening goal during the Bundesliga match between RB Leipzig and VfB Stuttgart at Red Bull Arena on August 20, 2021 in Leipzig, Germany. (Photo by Martin Rose/Getty Images)

Lors de son arrivée à Leipzig, Szoboszlai a été encensé avant même d’avoir foulé la pelouse, notamment dans son pays où on attend désespérément un successeur au légendaire Puskás. "Il est le meilleur joueur hongrois de tous les temps et je ne suis qu'au début de ma carrière. Ça n’a pas de sens de faire des comparaisons", coupe-t-il. "C’est un héros national en Hongrie et les enfants l'admirent comme un héros. Et il mérite toute cette reconnaissance car, après une période très difficile, il a pu relancer sa carrière et est devenu le meilleur joueur du monde avec le Real Madrid. Si je finis ma carrière avec le même palmarès... Je serais très, très fier et que j'aurais une vie heureuse !" Le premier fait d’arme de Szoboszlai sous le maillot national remonte aux barrages de l'EURO 2020, lorsqu'il a marqué le but décisif contre l'Islande dans le temps additionnel. Malheureusement, en raison d'une blessure, le milieu de terrain offensif a ensuite dû renoncer à la phase finale de la compétition européenne.

La prochaine étape est la Coupe du Monde de la FIFA, Qatar 2022™, mais la mission est compliquée dans un groupe comprenant l’Angleterre, la Pologne et l’Albanie. Il y a quelques semaines, la Hongrie s’est inclinée 0-4 face aux Trois Lions puis 0-1 contre l’Albanie, un coup dur pour les ambitions de Coupe du Monde des Magyars.

Pour avoir une chance de participer au rendez-vous mondial, les Hongrois devront absolument remporter les matches retour début octobre. "Nous travaillons et nous nous entraînons dur parce qu'il n'y a pas d'autre choix ou possibilité. Les prochains matches seront très importants, et je ferai de mon mieux pour que nous y arrivions", annonce-t-il. "C'est difficile de juger les performances de l'équipe nationale, car nous n'avons que trois ou quatre courtes périodes par an pour montrer ce que nous valons, mais d'un autre côté, ce n’est pas très compliqué : si vous vous qualifiez pour l'EURO ou la Coupe du Monde, la mission est accomplie", juge-t-il. 'Nous avons une équipe jeune avec des joueurs qui sont des valeurs sûres dans leurs clubs. Nous pouvons devenir encore bien meilleurs", conclut-il.