James : "Le Pays de Galles a l'équipe et l'état d'esprit pour se qualifier"

  • Daniel James brille avec le Pays de Galles depuis le début des qualifications

  • L’ailier évoque les chances de son équipe d’être au Qatar

  • Au micro de FIFA.com, il rend hommage à Gareth Bale et Kevin De Bruyne notamment

En 2016, Daniel James, 18 ans, suit avec attention les exploits du Pays de Galles de Ben Davies, Aaron Ramsey et Gareth Bale qui, ce jour-là, s’impose 3-1 face à la Belgique et, à la surprise générale, s’invite dans le dernier carré de l’UEFA EURO. Le 16 novembre prochain, les Dragons se mesureront à nouveau aux Diables Rouges. Indépendamment du résultat obtenu au Bélarus trois jours plus tôt, ils devront réaliser une performance pour assurer leur participation aux barrages des qualifications européennes pour la Coupe du Monde de la FIFA, Qatar 2022™. Une victoire de l’Estonie à Bruxelles leur permettrait même d’accéder directement à la phase finale. Cette fois, le milieu de Leeds sera sur le terrain, en compagnie de ses anciennes idoles. Passé en quelques années du centre de formation de Swansea à Manchester United et à la sélection, il vau aussi très vite sur le terrain : il a ainsi été chronométré à 33,5 km/h contre la Turquie lors de l’UEFA EURO 2020, ce qui le place devant Kylian Mbappé, Leroy Sané, Adama Traoré ou Kyle Walker. Sept semaines après la naissance de son premier enfant et deux jours avant son 24ème anniversaire, il évoque avec FIFA.com son nouveau statut en sélection, les prochaines échéances et ses souvenirs de Coupe du Monde.

EquipesMatches jouésPointsDifférence de buts
Belgique616+17
République tchèque711+3
Pays de Galles611+1
Estonie64-8
Bélarus73-13

Daniel James, vous avez déjà joué deux fois contre le Bélarus. Comment jugez-vous cette équipe avant le match à venir ? C’est le genre d’équipe qu'il ne faut surtout pas sous-estimer. Elle occupe peut-être la dernière place du groupe, mais à chaque sortie, elle a donné du fil à retordre à ses adversaires. Nous avons souffert chez eux, mais nous avons réussi à renverser la tendance pour nous imposer. Cette fois, il ne faut pas leur laisser l’avantage ; nous voulons prendre les choses en main. Ça ne sera pas simple, mais nous devons absolument gagner. Le classement du groupe pourrait se jouer à la différence de buts. Êtes-vous prêt à prendre des risques pour obtenir le succès le plus large possible ? Les trois points restent l’objectif prioritaire. Si nous prenons trop de risques en début de match, ça pourrait nous coûter cher. En revanche, nous comptons nous montrer entreprenants dès le coup d’envoi. Si nous avons l’occasion de marquer beaucoup de buts, nous n’allons pas nous gêner, mais il ne faut pas perdre de vue l’essentiel, à savoir la victoire. Le Pays de Galles a remporté deux de ses trois derniers matches contre la Belgique et n’a perdu qu’une fois en cinq sorties. Dans quel état d’esprit abordez-vous cette rencontre contre les Diables Rouges ? Les Belges sont très forts. Nous avons marqué un but magnifique sur leur terrain, mais ça ne nous a pas empêchés de perdre. Nous savons de quoi ils sont capables. Nous les respectons, mais nous ne pouvons pas nous permettre de trop les admirer. Il ne faut surtout pas avoir peur d’eux. Nous allons jouer notre jeu. Ils ne manquent pas de talent mais ce qui est certain, c’est que nous n’avons aucune raison de les craindre. Nous aborderons ce match en confiance.

Comment jugez-vous Kevin De Bruyne ? Il est incroyable. Il fait sans doute partie des meilleurs joueurs actuels. Il peut tout faire. Il peut jouer partout. C’est un génie. Il sait servir ses coéquipiers, faire lui-même la différence, dézoner... C’est un joueur très difficile à marquer. À chaque fois que je l’ai affronté, je l’ai trouvé fabuleux pour mener le jeu de son équipe. Ça fait longtemps qu’il n’a plus rien à prouver en Premier League. J’ai énormément de respect pour lui. Votre coéquipier Gareth Bale s’apprête à honorer sa centième sélection. Que représente-t-il pour le football gallois ? J’ai énormément de chance de jouer dans son équipe. C’est amusant de penser qu’il a débuté au poste de latéral gauche. Je me rappelle le match de Tottenham contre l’Inter Milan. Il avait mis Maicon au supplice. Depuis, il a continué à progresser. Son transfert au Real Madrid s’inscrit dans cette logique et, depuis, il collectionne les titres. C’est un joueur prodigieux. Il fait partie des cadres du Pays de Galles et tient un rôle très important au sein du groupe. Son attitude est absolument irréprochable. Il a toujours un petit conseil pour chacun. Il tient bien son rôle de capitaine. Avant les matches, il est très présent. Il adore jouer pour son pays. Nous avons de la chance de l’avoir avec nous.

Vous avez marqué l’unique but du match contre la République tchèque, à Cardiff, puis vous avez égalisé à Prague. La pression inhérente à ce statut de joueur décisif est-elle lourde à porter ? Pas du tout. J’aime la pression ; ça me motive. Si on compte sur moi dans les grandes occasions, tant mieux. Je ne pense pas avoir encore exploité tout mon potentiel. J’ai de plus en plus de temps de jeu et je me fixe aussi mes propres objectifs. Je peux encore progresser dans de nombreux domaines. Je suis loin d’avoir encore tout montré. Que représenterait une qualification pour la Coupe du Monde, la première depuis 1958, pour le Pays de Galles ? Notre participation à l’Euro a déjà suscité beaucoup d’émotions, mais une qualification pour la Coupe du Monde serait quelque chose d’énorme. L’Europe ne comptera que 13 représentants ; ce serait un privilège extraordinaire d’en faire partie. Nous avons l’équipe, les joueurs et l’état d’esprit nécessaires. Quels sont vos meilleurs souvenirs de la Coupe du Monde ? Afrique du Sud 2010 m’a beaucoup marqué. C’était un tournoi inoubliable. Je me souviens des chants et de la cérémonie d’ouverture. Je me rappelle également du match d’ouverture et du but de Siphiwe Tshabalala, une action extraordinaire. À l’époque, j’étais tout jeune. Je n’aurais jamais cru que je participerais un jour aux qualifications… Ce serait merveilleux d’accéder à la phase finale, pour moi et pour mon pays.

Vous avez passé deux saisons à Manchester United. Quel joueur vous a le plus impressionné ? Les deux premiers qui me viennent à l’esprit sont Bruno Fernandes et Marcus Rashford. Fernandes est arrivé du Portugal et il a tout de suite trouvé sa place dans l’équipe. Depuis, il enchaîne les gestes décisifs. Dès sa première saison, il a battu le record de buts et de passes décisives pour un milieu de terrain. Il travaille dur, sans se soucier de la pression. Rashford, c’est un joueur de grand talent. Même blessé, il livre des performances remarquables. Quelle que soit la pression qui pèse sur ses épaules, il répond toujours présent.