Drager, le porte-bonheur tunisien

  • Mohamed Drager a joué les trois derniers matches de la Tunisie en intégralité

  • Il a contribué à la victoire des Aigles de Carthage face aux Pharaons

  • Une soirée gravée dans la mémoire du défenseur de Nottingham Forest

"L’hymne tunisien m’a donné des frissons et m’a apporté de la motivation jusqu’au coup de sifflet final", raconte d’emblée Mohamed Drager lors d’une interview exclusive avec FIFA.com à l’issue de la demi-finale de la Coupe arabe de la FIFA™, qui a vu la Tunisie battre l’Égypte 1-0 au Stade 974 ce mercredi.

Drager a le sourire accroché aux lèvres et il y a de quoi : son équipe vient de s’imposer sur le fil à la faveur d’un but contre son camp du capitaine égyptien, Amr El Sulaya. Le défenseur juge que cette victoire amplement méritée s’inscrit dans la montée en puissance des Aigles de Carthage au fil de la compétition.

"C’est une super sensation et c’est pour ça qu’on aime le football. On gagne sur un coup franc à la dernière minute. C’est incroyable", se réjouit Drager en repensant à cet incroyable dénouement.

"On a abordé la rencontre avec la ferme intention de s’imposer. Franchement, on a eu de la réussite et la rencontre aurait pu tourner autrement si l’Égypte avait exploité ses deux ou trois occasions", ajoute-t-il.

Malgré ce constat objectif, le défenseur de 25 ans estime que les Aigles de Carthage ont dominé les débats, ce qui constitue un signe positif à ses yeux.

"Au fil des matches, on a élevé notre niveau de jeu et ç’a payé aujourd’hui. On a contrôlé le match, ça montre qu’on a bien travaillé. On ne leur a pas laissé beaucoup d’espaces et leurs occasions trouvent leur origine dans nos erreurs", analyse-t-il.

"Le match aurait été moins passionnant s’il n’y avait pas eu d’erreurs de part et d’autre", glisse-t-il.

Un renfort de poids

Dans l’impossibilité de se joindre à l’effectif en amont de la Coupe arabe en raison de ses obligations dans son club de Nottingham Forest (deuxième division anglaise), Drager a manqué les deux premiers matches de la Tunisie : contre la Mauritanie et la Syrie. De fait, il n’est arrivé à Doha que le dimanche 5 décembre, la veille de sa titularisation face aux Émirats arabes unis, lors de la dernière journée du Groupe B.

Depuis, l’arrière latéral droit n’a plus quitté le onze titulaire et la Tunisie a enregistré trois victoires consécutives. De là à dire qu’il est le seul responsable de cette série, il y a un pas qu’il ne veut pas franchir.

"Je ne vais pas dire que j’ai apporté la chance avec moi", insiste-t-il. "Je suis venu ici pour aider l’équipe et les choses se sont mieux passées pour nous. Notre équipe a fait une grosse performance lors du premier match de groupe, mais la défaite face à la Syrie lors de la deuxième journée a beaucoup fait parler. Mais depuis le troisième match, on a bien vu qu’on s’est remis en selle."

Après avoir composé leur billet pour la finale, Drager et ses coéquipiers se sont tournés vers l’autre demi-finale, qui a donné lieu à une victoire renversante de l’Algérie. Les Tunisiens auront donc rendez-vous avec les Fennecs en finale.

"En finale, ce sera du 50-50. L’Algérie a fait une superbe compétition et nous avons une très bonne équipe aussi", conclut-il.

Après avoir fait le plein de confiance ce mercredi, Drager espère certainement vivre la même effervescence en finale contre l’Algérie, ce samedi au Stade Al Bayt.