Douglas Junior, une ambition et deux passions

26 sept. 2021
  • Douglas Junior est l’un des joueurs les plus en vue de Lituanie 2021

  • Il évoque le quart de finale à venir contre la RI Iran et le titre mondial

  • Il nous livre les noms des meilleurs spécialistes de la discipline

Douglas Junior, l'un des joueurs les plus en vue de la Coupe du Monde de Futsal de la FIFA, Lituanie 2021 avec le Kazakhstan évoque pour FIFA.com le quart de finale à venir contre la RI Iran, une possible finale contre le Brésil, sa patrie d'origine, les candidats au Ballon d'or adidas et les commentaires de de son capitaine Leo Higuita, qui voit en lui le meilleur joueur du monde.

Douglas Junior, la victoire 7-0 contre la Thaïlande en huitième de finale vous a-t-elle permis de faire le plein de confiance ? Nous sommes tous fous de joie. À ce stade, chaque match est un défi. Le Japon a donné du fil à retordre au Brésil et le Viêt-Nam a causé quelques frayeurs à la Russie. Nous avions déjà battu la Thaïlande par deux fois mais en Coupe du Monde, tout est différent. Notre objectif était simplement de l’emporter, mais nous n’allons pas nous plaindre d’avoir gagné 7-0. En Colombie, nous avions atteint les huitièmes de finale. Nous voulions faire mieux cette année ; cette première mission est désormais accomplie. Il faut maintenant nous fixer de nouveaux objectifs. Comment jugez-vous la RI Iran, votre adversaire en quart de finale ? Les Iraniens font partie des meilleurs au monde, ils l’ont déjà prouvé à maintes reprises. Ils sont difficiles à manœuvrer et ne manquent pas de talent. Qui plus est, ils jouent ensemble depuis longtemps. Nous les avons déjà affrontés plusieurs fois et, malheureusement, nous n’avons jamais gagné. Nous nous attendons donc à un match très difficile.

Le Kazakhstan peut-il remporter le titre mondial ? C’est notre rêve. Ce serait sans doute l’une des plus grosses surprises de l’histoire du futsal. Nous avons déjà obtenu des résultats extraordinaires, comme en témoigne notre présence dans le dernier carré de l’EURO. Nous savons de quoi nous sommes capables. Ce serait une grosse surprise pour le monde du futsal, mais pas pour nous. Les Kazakhs ont-ils une passion particulière pour le futsal ? Le futsal a pris une ampleur inimaginable, ici au Kazakhstan. Les matches de Kairat à domicile se jouent toujours à guichets fermés. Dans les tribunes, ils sont entre 13 000 et 15 000. Les Kazakhs aiment peut-être encore plus le futsal que le football. En tout cas, ils sont absolument extraordinaires. Leurs encouragements décuplent notre motivation. .

Qui sont vos favoris dans la course au Ballon d’or adidas ? Je vois bien Pito. Il sait tout faire. Il peut dribbler et marquer. Il a énormément de talent. Mais la concurrence est rude. Leo Higuita fait un sans-faute depuis le début de la compétition. À mes yeux, il est le meilleur gardien de tous les temps. Il y a aussi Ferrão. Il a déjà marqué sept buts. Pour moi, ces trois joueurs sont un cran au-dessus. Justement, Higuita nous a confié que, pour lui, vous étiez le meilleur joueur du monde... Il a tellement fait pour moi. Ensemble, nous avons tout connu. Higuita est comme un frère. Entre nous, c’est à la vie, à la mort. Je le remercie de ses paroles et je suis satisfait de mes performances. Mais le titre de meilleur joueur se jouera certainement entre Ferrão, qui a remporté les deux dernières éditions, Pito et Higuita. Je ne pense pas être à leur niveau. En ce moment, Pito est sans doute le meilleur joueur de futsal du monde. Moi, je suis un joueur comme un autre, prêt à tout donner pour son équipe.

En tant que défenseur, comment prendre Ferrão au marquage ? Je l’ai déjà affronté plusieurs fois. Il m’est arrivé de prendre le dessus. Nous avons gagné certains matches, mais nous avons perdu en demi-finale de la Ligue des champions. Physiquement, il est impressionnant. Mais j’aime bien me mesurer à des pivots comme Ferrao. Je donne tout, il donne tout... J’ai le sentiment que je ne suis jamais aussi bon que lorsque j’affronte ce type de joueurs. Higuita vous surnomme Iron Man. Appréciez-vous ce surnom ? Higuita aime bien m’appeler Iron Man. Apparemment, il n’est pas le seul. Tous mes amis au Brésil m’appellent comme ça. C’est amusant et ça me plaît. Quand je rentre chez moi, tout le monde n'a que ce surnom à la bouche.

Si vous deviez affronter le Brésil en final, qui supporteraient les habitants de Guamare, votre ville natale ? Ça ne fait aucun doute dans mon esprit : Guamare serait à 100% derrière le Kazakhstan. J’en suis sûr et certain ! Je reçois tout le temps des messages pour me dire : ce sera Brésil - Kazakhstan en finale. Les gens en parlent sans arrêt. Si ça devait arriver, Guamare deviendrait la capitale du Kazakhstan, le temps d'une journée. Avez-vous envisagé la possibilité d’affronter le Brésil en finale ? J’en rêve. Jouer contre le Brésil en finale d'une Coupe du Monde, ce serait sans doute le plus grand moment de ma carrière. Tous les Kazakhs seront d’accord avec moi. Tout le monde sait ce que représente le Brésil en futsal. C’est encore plus vrai pour moi. Bien entendu, je suis totalement concentré sur le quart de finale, mais je ne peux pas nier que je songe de temps en temps à la perspective d’une finale contre le Brésil.